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Frais de croissance : la forme plutôt que le fond

Les esprits se sont échauffés une fois de plus autour de la table du conseil municipal sur la question du mémoire déposé par le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, à Québec, il y a deux semaines.

Un texte de Nathalie TremblayTwitterCourriel

Comme prévu, le conseiller du district du Manoir-des-Trembles-Val-Tétreault, Jocelyn Blondin, a présenté une résolution pour dénoncer la façon de faire du maire, qui est allé, selon lui, présenter une position qui n'est pas celle du conseil.

« Il a parlé au nom de Jocelyn Blondin sur les frais de croissance aux institutions publiques et ce n'est pas mon opinion. On me refuse le débat là-dessus depuis 2 ans, parce que la question est judiciarisée et lui s'en va à Québec et en parle. »

La résolution a toutefois été modifiée par un amendement présenté par le conseiller du district de Touraine, Denis Tassé, qui a retiré toute référence aux frais de croissances aux institutions publiques et ne s'en tient qu'à la position défendue par le maire sur le financement des partis. La résolution stipule que le conseil n'appuie pas le mémoire déposé par le maire de Gatineau sur le financement des partis, car le contenu n'engage que lui.

Jocelyn Blondin s'est dit déçu que la résolution évacue toute référence aux frais de croissance. Il entend envoyer une lettre à la commission parlementaire ainsi qu'au ministre des Affaires municipales pour manifester son point de vue.

Le ton a monté plus d'une fois lors du débat

Le conseiller du district du Carrefour-de-l'Hôpital, Gilles Carpentier, souvent allié du maire à la table, a reproché à ce dernier son manque de planification. Selon lui, tout ce débat aurait pu être évité si le maire avait mieux prévu le coup. Il dit qu'il n'accepte pas l'argument de Maxime Pedneaud-Jobin qui soutient n'avoir pas eu suffisamment de temps après sa convocation à la commission pour consulter, même sous forme d'ébauche, le conseil municipal.

Le conseiller du district de Deschênes, Richard Bégin, a déploré le fait que toute la discussion a été faite en public. Selon lui, ces discussions ont manqué de décorum et auraient dû se dérouler à huis clos. Il croit que la résolution risque de miner la crédibilité du maire et ultimement celle de la ville.

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