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Galerie d'art d'Ottawa : nouveaux espaces et grandes attentes

La nouvelle Galerie d'art d'Ottawa s'apprête à ouvrir ses portes au public à la fin du mois d'avril, avec un an de retard. Le résultat de ce projet, qui aura coûté 34 millions de dollars à concrétiser, est un édifice cinq fois plus grand que l'ancien. Puisqu'ils ne sont plus à l'étroit, les dirigeants de l'institution peuvent maintenant se permettre de voir plus grand.

Un texte de Kevin Sweet

La nouvelle Galerie d’art d’Ottawa (GAO) est grande et accueillante, grâce à toute la lumière naturelle qui pénètre par ses fenêtres. L’institution à la vocation muséale ouvrira à temps pour son 30e anniversaire.

L’édifice de 5000 mètres carrés permettra de présenter, sur cinq étages, des oeuvres d’art contemporain d’artistes de la région, ainsi que des pièces provenant de la collection permanente de la galerie. On est à des années-lumières de l’ancienne galerie d’art où tout se passait sur un seul et même étage.

Collaborer et non rivaliser

La GAO ne tente pas de rivaliser avec des institutions comme le Musée des beaux-arts de Montréal et celui de l’Ontario, beaucoup plus grands et réputés. Mais les dirigeants de la galerie voient une chance de collaborer davantage et de bien utiliser les trois salles qu’ils ont maintenant à leur disposition.

Cette dernière cite l’étroitesse de l’ancien lieu comme principale embûche à la présentation de certaines expositions, auparavant.

Agrandir la collection

Il y a aussi une réelle volonté, au sein de l’équipe de la GAO, d’agrandir les collections, étant donné que l’édifice compte maintenant plus de place pour entreposer des oeuvres.

Deux collections sont hébergées par la Galerie d’art d’Ottawa : la collection Firestone, composée de 1600 oeuvres contemporaines, de même que la collection permanente, qui en compte environ 1000.

« Comparé à d’autres collections dans d’autres musées ce n’est pas grand du tout. C’est un grand projet, qu’on a entamé il y a cinq ans, d’agrandir cette collection à traver des acquisitions et des achats », explique Mme Sinclair.

Être inclusif

Le nouvel édifice profitera de l’important trafic piétonnier puisque l’Université d’Ottawa et le Centre Rideau sont des voisins importants. D’ailleurs, l’édifice compte maintenant deux entrées, dont la principale est aujourd’hui située à l'entrée du pont Mackenzie King.

Cette dernière tient à préciser que les expositions seront gratuites en tout temps. « Alors toutes les raisons sont bonnes pour s’arrêter et faire un tour. »

Deux terrasses extérieures, dont une avec vue sur la Tour de la Paix, et une salle polyvalente où des films pourraient être projetés ont été ajoutées à l’ensemble.

Le conseil d’administration de la galerie a également voté en faveur d’une demande d’un groupe d’artistes qui réclamait que toutes les toilettes de l’édifice soient sans genre.

« Ça fait partie de la philosophie de la galerie d’être accueillante et accessible. Accessible dans le sens que tout le monde est bienvenu », affirme Véronique Couillard.

De grandes attentes

Il va sans dire qu’il y a maintenant des attentes pour cette galerie, et les dirigeants en sont pleinement conscients. La direction artistique sera-t-elle aussi ambitieuse que le projet de construction?

« On va prendre des risques. Même avec l’édifice, on a pris des risques. Nous avons quatre commissaires qui vont travailler sur les expositions à venir. On va devoir travailler avec des institutions de partout au pays, mais aussi avec des festivals de films et toute sorte de partenariats culturels que l’on va pouvoir développer, maintenant. C’est une galerie qui va devenir un grand lieu culturel », explique Véronique Couillard.

L’exposition inaugurale, Nous connaître un peu nous-mêmes, présentera l’histoire de l’art visuel de la région à travers 193 tableaux historiques et contemporains faits par 181 artistes.

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