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Gangs de rue : les Gatinois plus inquiets que les Ottaviens

Les Gatinois craignent davantage les gangs de rue que leurs voisins ottaviens, selon le plus récent sondage Segma/Radio-Canada. Face à la présence grandissante des gangs de rue à Ottawa et Gatineau, 43 % des 500 personnes sondées à Gatineau craignent pour leur sécurité.

C'est 7 % de plus que les 500 résidents d'Ottawa sondés, alors que leur niveau de crainte se situe à 36 %.

Une escouade antigang est en place au Service de police de Gatineau (SPVG) pour s'attaquer au problème, qui est bien réel, malgré une couverture médiatique moins importante qu'à Ottawa.

Les agents ont à l'œil les membres de ces gangs, surtout pour les dossiers impliquant de la violence, des armes à feu et des activités criminelles, aux dires de l'enquêteur chef, division des enquêtes criminelles de SPVG, Marc Leduc. Ce dernier affirme que la population n'a rien à craindre.

« Eux autres, ils cherchent à faire de l'argent, dans tous les domaines où ils peuvent faire de l'argent d'une façon criminelle », poursuit l'enquêteur.

Sentiment de sécurité « relativement bon »

De son côté, la criminologue Maria Mourani se réjouit de voir les résultats du sondage.

L'ancienne députée estime que la présence policière sur le territoire peut aider à renforcer l'impression de sûreté. « À partir du moment que le citoyen sent qu'on s'occupe du problème, il va avoir un certain sentiment de sécurité même s'il y a des gangs de rues. »

Par ailleurs, Mme Mourani croit que les résultats auraient pu changer, si le sondage avait été fait dans des quartiers ciblés. « Il aurait été intéressant de regarder voir si les gens se sentent plus en sécurité dans des zones où il n'y a pas de gangs de rue. »

« À partir du moment où ce n'est pas dans notre cours, mais qu'on en entend parler. Ça ne nous fait pas nécessairement peur dans notre quotidien », assure la criminologue.

Deux formes de comportements sont souvent perçues chez les résidents de quartiers où il y a beaucoup d'activités policières, croit-elle. « Il y a celui d'avoir peur, et celui de l'habitude. On développe une habitude, une espèce de banalisation. Ça devient presque banal de vivre sur ce genre de territoire là où il y a des gangs. »

À Ottawa, une escouade est présente et très sollicitée. Un nombre record de 49 fusillades a même été enregistré dans la capitale fédérale en 2014, très souvent liées aux gangs de rue.

Selon les informations de la journaliste Laurie Trudel

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