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Gatineau est prêt à sauver ses quartiers inondés

La Ville de Gatineau agira bientôt pour éviter le dépeuplement de certains secteurs de la ville à la suite de la démolition de certaines résidences inondées.

Une demande de dérogation collective devrait être présentée lors du conseil municipal du 3 octobre, avant de la présenter au ministère de la Sécurité publique. Cette dernière permettrait de reconstruire des résidences dans un même secteur touché par les inondations, tout en respectant des règles strictes.

Quatre secteurs, situés dans des zones de récurrence 0-20 ans, pourraient faire partie de cette dérogation, dont ceux des rues Hurtubise, Riviera, Moreau et Jacques-Cartier Est. Des lieux durement touchés par la crue printanière.

L'administration municipale de Gatineau ne peut pas encore émettre un portrait précis du nombre de maisons condamnées en raison d’un manque d'informations fournies par les inspecteurs du ministère.

Toutefois, l'entente conclue entre le ministère de la Sécurité publique sur le partage d'information a permis d'accélérer les dossiers, confie la conseillère du district Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau.

« C’est encourageant, on commence à avoir plus de données », a assuré Myriam Nadeau. « Je sais qu’il y a des gens en ce moment qui ont leur permis de démolir leur maison et qui attendent, parce qu’ils sont justement conscients qu’ils ne pourront pas reconstruire s’ils le font avant. »

Des conseillers inquiets

Plusieurs conseillers de la Ville, dont Jean-François Leblanc, conseiller du district Lac-Beauchamp, souhaitent ainsi que les résidents attendent les réponses du ministère au sujet de la dérogation avant de prendre une décision, car les maisons qui seront démolies avant que la dérogation collective ne soit autorisée ne pourront pas être reconstruites.

Par ailleurs, c'est aujourd'hui que la résidence de la conseillère du district de Bellevue, Sylvie Goneau, a été démolie.

Mme Goneau pourra reconstruire sa résidence au même endroit, puisqu'elle se trouve dans la zone récurrence 20-100 ans.

« Ça n’enlève pas la douleur de voir sa maison générationnelle nous quitter. C’est littéralement un enterrement de souvenirs et de mémoires », a confié la conseillère.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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