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Gatineau gère mal certains aspects de son parc automobile, selon la VG

La Ville de Gatineau aurait perdu l'équivalent de plus de 30 années de garantie sur ses véhicules, en raison d'une gestion inappropriée de son parc automobile.

Voilà l'une des constatations contenues dans le rapport 2016 de la vérificatrice générale de la Municipalité, Johanne Beausoleil, présenté mardi.

Le rapport porte sur l'attribution de subventions et de contributions, sur la gestion du carburant, et sur la gestion des garanties sur les véhicules municipaux.

La vérificatrice générale note que la Ville tient un registre de l'entretien de tous ses véhicules, sous la forme d'un système de gestion de la maintenance assistée par ordinateur (GMAO).

Mais il y a des lacunes dans le GMAO au sujet de la garantie de base des véhicules, surtout pour ce qui est des garanties portant sur les groupes de composantes.

Par ailleurs, la garantie sur les véhicules neufs municipaux s'applique dès leur réception par la Ville et non lors de leur mise en service. Or, il peut s'écouler plusieurs mois entre la réception d'un véhicule et sa première utilisation, puisqu'il faut souvent y ajouter de l'équipement additionnel.

« S’il en est avisé, le manufacturier peut cependant modifier la date du début de la garantie des véhicules en fonction de leur date de mise en service réelle (au lieu de leur date de réception) », note Mme Beausoleil dans son rapport.

« Notre vérification nous a permis de constater que le nombre de jours de garantie perdus en raison de dates de mises en service réelles erronées totalisait 30,4 années durant la période allant de 2014 à 2016 pour l’ensemble des véhicules de la Ville », poursuit-elle.

Utilisation et consommation du carburant

La vérificatrice générale note que la Ville de Gatineau s'est dotée de mécanismes de contrôle efficaces pour la gestion de l'achat, de l'utilisation et de la consommation de carburant. Toutefois, si elle reçoit des rapports détaillés, elle ne fait pas d'analyse pour voir si la consommation est excessive.

En outre, la Municipalité n'a aucun moyen de vérifier si le règlement de 2008 sur la marche au ralenti des véhicules est appliqué et combien de litres d'essence sont gaspillés de cette façon. Mme Beausoleil recommande l'adoption d'un programme de surveillance.

De plus, la vérificatrice générale note que certains réservoirs d'essence étaient facilement accessibles, une lacune que la Ville a rapidement corrigée.

Par ailleurs, Gatineau autorise l'utilisation de bidons pour certaines machineries, comme des tondeuses. Des dizaines de milliers de litres de diésel et d'essence sont utilisés pour remplir ces bidons.

Mais, « les bidons de carburant ne portent pas de numéro d’identification qui leur est propre, et le nombre de bidons en circulation n’est ni connu ni contrôlé par la Ville », souligne Mme Beausoleil, ajoutant que la Ville n'a pas de mécanisme pour savoir à quoi le carburant contenu dans ces bidons a réellement servi.

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