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Gatineau : la gestion des petites caisses, des GES et des feux de circulation sont à revoir

Dans son rapport publié aujourd'hui, le vérificateur général de la Ville de Gatineau que la Municipalité a du pain sur planche pour améliorer la gestion de son système de petites caisses, mais aussi pour atteindre ses objectifs en matière d'émission de gaz à effet de serre (GES) et revoir la gestion de ses feux de circulation.

1. Les petites caisses

Alain Girard le dit lui-même, le sujet des petites caisses peut paraître « anodin », mais il n'empêche que cela peut devenir une épine dans le pied de l'administration municipale « en raison des risques associés à la simplicité d'utilisation et la facilité d'accès à cet argent comptant. »

Il s'avère qu'une employée a déjà été accusée et congédiée à la suite d'un vol allégué de 2700 $. La cause a fait l'objet d'une enquête de la police de Gatineau et se retrouve devant les tribunaux. C'est M. Girard qui avait découvert le pot aux roses à la suite d'un audit.

Le vérificateur général parle de « laxisme » dans la surveillance des petites caisses, ce qui pourrait mener à d'autres vols. C'est pourquoi il somme donc la ville de resserrer sa gestion des 93 petites caisses réparties dans les services municipaux.

Il a aussi recommandé que l'administration municipale considère les cartes de crédit comme mode de paiement « afin de diminuer les risques liés à la manipulation d'argent comptant ».

2. Les Gaz à effets de serre (GES)

La plus récente mouture du rapport du vérificateur général n'est pas tendre envers la manière dont la Ville a géré ses émissions de GES.

En 2012, le conseil municipal a adopté un plan de réduction des GES qui prévoyait qu'en 2015, les émissions diminueraient de 15 % comparativement à 2009.

« Or, le bilan réel des émissions de 2013 montre que les émissions étaient supérieures de 19,3 % à celles de 2009. Les émissions de GES s'éloignent donc de la cible de 2015 et le Conseil municipal devra donc prendre les bouchées doubles », souligne Alain Girard.

Le vérificateur général soutient qu'en l'état actuel des choses, plus de 50 % des réductions des émissions prévues d'ici la fin 2015 n'auront pas lieu. Cela hypothèque grandement les chances de voir les réductions planifiées pour 2020 se réaliser.

M. Girard recommande à la Ville de revoir « la gouvernance, la reddition de comptes et la mise en oeuvre d'un programme complet de communication interne et externe de la démarche de gestion des GES ».

3. Les feux de circulation

Alain Girard note que la Ville se conforme à la réglementation provinciale en vigueur concernant les intersections et les feux de circulation, mais il estime que la Municipalité gagnerait à aller plus loin.

« La réduction du nombre d'accidents sur le réseau routier municipal passe par une meilleure connaissance des problèmes, grâce à la réalisation de diagnostics, au partage d'informations entre les services municipaux, à l'amélioration du processus de traitement des plaintes en lien avec les intersections puis par l'élaboration de plans d'action », indique-t-il.

Le vérificateur général suggère que Gatineau s'inspire de la Société de transport de l'Outaouais pour la façon dont sont gérés les feux de circulation sur le Rapibus.

Par ailleurs, le M. Girard a considéré qu'il n'était pas nécessaire qu'il se lance dans une investigation concernant le 79 Fraser. Selon lui, le dossier a été géré de manière « stratégique et rationnelle », de ce fait son intervention n'aurait pas été « une valeur ajoutée ».

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