L'utilisation de la bicyclette va bon train à Gatineau, si l'on en croit un portrait rendu public, mardi, par Vélo Québec.

La Ville doit tout de même continuer à s'améliorer et rêve de prendre une position de chef de file en matière de transport actif, et ce, dès 2020.

Pour Daniel Champagne, président de la Commission des transports de la Ville de Gatineau et conseiller du district du Versant, la Municipalité a beaucoup progressé depuis 2010, si on se fie à l'étude L'état du vélo à Gatineau en 2015.

Selon le document, en cinq ans, le pourcentage d'adultes gatinois ayant enfourché leur vélo durant la dernière année est passé de 48 % à 54 %, soit une hausse de 6 points. « Nous sommes sur la bonne voie », souligne M. Champagne.

Chez les jeunes de 3 à 17 ans, le taux de cyclistes à Gatineau surpasse la moyenne provinciale (85 %), puisque 89 % des enfants et des adolescents ont fait du vélo en 2015.

Malgré tout, M. Champagne estime que la Ville se doit de rendre ses infrastructures plus intéressantes pour que cette jeune tranche de la population continue à utiliser le vélo, lorsqu'elle entrera sur le marché du travail.

À écouterL'entrevue avec Daniel Champagne, président de la Commission des transports de la Ville de Gatineau, à l'émission Les matins d'ici

Le pourcentage de cyclistes assidus sous la moyenne

À Gatineau, 58 000 adultes - soit 54 % de la population cycliste - sont considérés comme des cyclistes assidus, c'est-à-dire qu'ils prennent leur vélo au moins une fois par semaine. La moyenne québécoise s'élève à 65 %, selon l'étude.

« On est un peu en deçà de la moyenne, mais il faut savoir qu'il y a de plus en plus de gens qui l'utilisent », précise M. Champagne.

À Tourisme Outaouais, on veut saisir l'opportunité qu'offre cette image projetée par Gatineau. 

« Quand on dit aux gens c'est important de venir faire du vélo en Outaouais, il faut le dire l'année d'ensuite et l'année d'après aussi », explique Karl Lavoie, directeur des partenariats.

Mais selon plusieurs cyclistes, il y a encore plusieurs choses à améliorer. Par exemple, des pistes cyclables, ou des aménagements d'accotement de route pourraient être aménagés, selon la cycliste Louise Poirier.

Elle constate les améliorations, mais estime qu'il faut continuer à investir.

« Parce que les cyclistes ne font pas simplement se promener sur les pistes cyclables, explique Louise Poirier. On a besoin d'aller sur des routes, à l'intérieur et à l'extérieur de la ville, qui sont sécuritaires. »

Selon le document de Vélo Québec, chaque semaine, les adultes gatinois qui pratiquent le vélo roulent en moyenne 3,2 heures et parcourent 43 kilomètres. Cela représente au total 307 000 heures d'activité physique par semaine pour l'ensemble des cyclistes de Gatineau. Si la même distance était parcourue en voiture, cela produirait 31 000 tonnes de gaz à effet de serre.

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