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Gérer le trafic aérien à YOW, l'aéroport d'Ottawa

Le métier de contrôleur aérien a souvent été faussement dépeint dans les séries télévisées et les films de fiction. NAV Canada, la compagnie privée qui gère le contrôle du trafic aérien civil, nous a ouvert les portes de la tour de contrôle de l'aéroport d'Ottawa pour démystifier le tout.

Un texte de Julien Morissette, à l'émission Les malins plaisirs

« Bienvenue dans le plus beau bureau en ville! », lance d'emblée Martin Gilbert, contrôleur aérien depuis une quinzaine d'années. Difficile de le contredire : la tour de contrôle d'Ottawa offre une vue panoramique à couper le souffle. À quelques centaines de mètres de l'aéroport, la grande tour est occupée en permanence par les employés de NAV Canada.

L'environnement de travail des trois contrôleurs en poste est drôlement calme; un climat de concentration règne. La bonhomie et l'humeur de Martin Gilbert contrastent un peu avec cette paix ambiante, ce qui démontre assez clairement que ces travailleurs sont passionnés par leur métier.

Dans toute la région d'Ottawa, ils ne sont qu'une vingtaine à exercer ce métier et ils sont bien conscients de l'opportunité qu'ils ont.

Une technologie exportée partout dans le monde

Lorsque M. Gilbert explique la fonction de chacun des écrans, ordinateurs et outils de lecture du trafic aérien, il n'hésite pas à vanter les mérites du système de contrôle utilisé au Canada.

À son arrivée il y a plus de quinze ans, Martin Gilbert faisait toutes les opérations à la main : mouvements d'avions, temps de départ et d'arrivée, coordonnées, communications, etc. Maintenant, tout se fait de manière électronique avec de constantes sauvegardes des activités enregistrées par le système.

Le profil des contrôleurs

La majorité des contrôleurs que nous avons rencontrés partagent une passion pour le monde de l'aviation : pilotes, grands voyageurs, entraîneurs de vol, enfants d'agent(e)s de bord, etc. C'est NAV Canada qui offre la formation complète aux nouveaux employés, lesquels ne sont pas tenus d'avoir de diplômes précis.

Ce qui plaît le plus à Martin Gilbert est cette idée de travailler en équipe, l'environnement stimulant et l'absence de toute forme de routine.

Nous sommes sortis de la tour avec l'impression d'avoir passé quelques heures dans une autre dimension. Nous sommes revenus sur terre en comprenant l'adrénaline et la passion, qui nourrissent les travailleurs de l'aviation... sans même quitter le sol.

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