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Gestion de déchets radioactifs à Chalk River : des maires de la région font part de leurs inquiétudes

Le projet des Laboratoires nucléaires canadiens (LNC) visant l'aménagement d'une installation de gestion des déchets radioactifs à Chalk River continue préoccuper certains maires des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR).

Un texte de Denis Babin

Ces derniers ont été en mesure de partager leurs inquiétudes avec le président et chef de la direction des LNC, Mark Lesinski, qui a participé à la réunion plénière mensuelle du conseil des CUPR mercredi matin.

« Qu’en est-il des fuites? Votre propriété borde la rivière des Outaouais. Des milliers de personnes boivent l’eau de la rivière », a lancé d’entrée de jeu le maire de la Cité de Clarence-Rockland, Guy Desjardins.

Le grand patron des LNC est le premier à l’avouer : des fuites se sont produites au fil des ans.

« Toutefois, la quantité de matières libérées n’a jamais dépassé les niveaux recommandés par les régulateurs. Notre projet va mettre fin à ces fuites-là. Nous utilisons une technologie qui a fait ses preuves pour nettoyer notre site. Celui-ci sera ainsi beaucoup plus stable, beaucoup plus sécuritaire », a indiqué Mark Lesinski.

Des déchets radioactifs de faible activité

Selon le président et chef de la direction des LNC, la nouvelle installation permettrait le stockage permanent et sécuritaire de déchets radioactifs de faible activité à l’intérieur de cellules de confinement.

« La chose qui m’inquiète, c’est que les déchets produits par l’industrie nucléaire, nous ne savons pas comment les détruire, les recycler. Tout ce que nous faisons, c’est les enterrer, n’est-ce pas? », a demandé la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois.

« L’avantage avec des déchets radioactifs, c’est que nous savons où ils se trouvent. Nous les contrôlons et les surveillons afin qu’ils n’aillent nulle part », a répliqué M. Lesinski.

Les déchets stockés par la nouvelle installation proviendraient essentiellement du déclassement et du démantèlement d’anciens bâtiments des laboratoires de Chalk River et de Pinawa dans le parc provincial du Whiteshell, dans le sud-est du Manitoba.

La raison pour laquelle nous voulons construire cette installation, c’est pour le stockage de déchets qui existent déjà sur notre propriété de Chalk River. Et oui, nous envisageons aussi de stocker des déchets provenant de sites comme celui de Whiteshell.

Mark Lesinski, président et chef de la direction des LNC,

Une déclaration d’impact environnemental du projet sera soumise à la Commission canadienne de sûreté nucléaire en mars prochain pour être ensuite mise à la disponibilité du public.

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