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Gestion de la CCN : Catherine McKenna aura son mot à dire

La députée d'Ottawa-Centre et ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, n'a pas été désignée pour superviser la Commission de la capitale nationale (CCN). Cela ne l'empêchera pas pour autant de mettre son grain de sel dans la gestion de l'organisme.

Un texte de Angie Bonenfant

Dans une entrevue qu'elle a accordée, ce matin, à nos collègues de la radio de CBC, Catherine McKenna a confirmé que la CCN sera sous la responsabilité de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

La ministre McKenna compte toutefois travailler étroitement avec la députée montréalaise pour réformer l'agence fédérale.

« La CCN, c'est l'une de mes priorités », a-t-elle laissé tomber.

« Présentement, il manque de transparence, de consultation et de communication. Regardez tout ce qui s'est passé avec le dossier entourant la localisation du Monument aux victimes du communisme... les gens sont vraiment fâchés de la façon dont tout cela s'est déroulé. »

La ministre de l'Environnement et du Changement climatique dit qu'il est aussi important de revoir le processus de nomination du conseil d'administration de la CCN.

« Nous devrions suivre l'exemple de notre premier ministre. Il faut avoir un processus de nomination basé sur le mérite, sur l'égalité des sexes, sur la diversité culturelle et sur l'expérience. Nous voulons que ce conseil d'administration reflète le plus possible le Canada. »

Joly contestée

Même si Catherine McKenna a l'intention de s'impliquer dans le dossier de la CCN, cela ne calme pas le mécontentement de certaines personnalités locales.

La députée ontarienne de Nepean-Carleton, Lisa MacLeod, est ulcérée d'apprendre que la ministre responsable de la CCN est une personne de l'extérieur de la région d'Ottawa-Gatineau.

« Il est très important que le ministre responsable de la CCN soit une personne qui connaît bien la région d'Ottawa et de Gatineau, a-t-elle écrit sur son compte Twitter. Il faut qu'elle soit redevable de ses décisions. »

Mme MacLeod aurait aimé voir à ce poste le député d'Orléans libéral Andrew Leslie ou encore le député d'Ottawa-Vanier Mauril Bélanger. « Pourquoi n'a-t-on pas pené à eux ? », a-t-elle écrit.

Demande des maires relancée

Au cours de la campagne électorale, les maires d'Ottawa et de Gatineau, Jim Watson et Maxime Pedneauld-Jobin ont réitéré une vieille demande réclamant que les deux élus municipaux aient un siège au conseil d'administration de l'agence fédérale.

Mélanie Joly ne s'est pas encore engagée sur cette promesse, mais elle a promis dans un tweet de collaborer avec tous les intervenants du milieu.

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