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Gisèle Lalonde reçoit un doctorat honorifique de l'Université d'Ottawa

L'Université d'Ottawa honore samedi l'un des piliers du mouvement pour la défense des droits des Franco-ontariens. Après soixante ans de lutte, Gisèle Lalonde reçoit un doctorat honorifique à l'occasion de la cérémonie de collation des grades de l'institution.

En 1997, Gisèle Lalonde a livré un combat acharné pour éviter la fermeture de l'hôpital Montfort, le seul hôpital universitaire francophone de l'Ontario. Elle est devenue un symbole de la défense des droits des francophones dans la province.

« Partout où la vie vous mènera, apportez votre pierre à l'édification du bien commun », a-t-elle lancé lors de son discours à l'Université d'Ottawa.

Après plus de 60 ans de batailles, la récipiendaire d'un doctorat honorifique de l'Université d'Ottawa croit qu'il reste encore beaucoup de travail à faire.

« Il faut que l'on soit reconnu comme un peuple, pas juste la petite loi 8, qu'on soit vraiment reconnu comme on est et, à ce moment-là, ça serait bien plus facile d'aller chercher les institutions qui nous manquent », précise Gisèle Lalonde.

Des consultations canadiennes à venir

Le gouvernement fédéral entame lundi des consultations pancanadiennes sur les langues officielles. L'objectif est de tâter le pouls des communautés minoritaires sur leurs besoins. C'est la municipalité d'Alfred, dans l'Est ontarien, qui lancera le bal.

« On veut savoir comment on peut s'assurer de soutenir la vitalité de leur communauté linguistique en situation minoritaire », explique la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

Selon Gisèle Lalonde, l'un des plus grands défis demeure la mobilisation de la relève francophone au pays.

D'après le reportage de Laurie Trudel

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