Les images d'enfants dans les médias sociaux sont souvent un sujet litigieux. Avec des experts en communication et en médias sociaux, nous tentons de départager les craintes fondées des peurs irrationnelles.

Les normes et règles en lien avec la publication d'image d'autrui sont en pleine évolution dans le monde et au Canada. Alex Sévigny, professeur de l'université McMaster, les décrit comme cela : « c'est le wild west  ».

La nature embryonnaire du plus récent rapport sur le sujet en provenance du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada en est un bon exemple. Daniel Therrien a intitulé son document « Projet de position ».

Dans ce rapport, il suggère entre autres la mise en place de programmes éducatifs, potentiellement dans les écoles, pour instruire les internautes de demain à une utilisation « responsable » des médias sociaux. La définition de cette utilisation responsable est encore toutefois très personnelle selon Jean-Paul Rains, directeur de la stratégie numérique à l'Université Laurentienne.

Il partage toutefois les préoccupations de M. Sévigny quant à la publication de certains types d'images.

L'Union européenne et l'Argentine ont déjà adopté des lois sur le « droit à l'oubli » pour permettre aux citoyens de demander l'effacement ou le déréférencement d'informations qu'ils jugent diffamatoires.

Les géants de la recherche, comme Google, hésitent toutefois à se plier à certaines de ces demandes, au nom de la liberté d'expression. Des milliers de personnes souhaitant modifier leur empreinte numérique se sont donc tournées vers les tribunaux.

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