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Grève à La Cité d'Ottawa : les enseignants partagés, les étudiants inquiets

Près de 70 % des employés des 24 collèges de l'Ontario qui ont participé à un vote de grève, jeudi, ont donné le mandat à leur syndicat de déclencher un débrayage, si les négociations contractuelles en cours ne sont pas fructueuses. Mais à La Cité d'Ottawa, seulement 51 % des membres ont voté en faveur de la grève.

Ce résultat montre à quel point les enseignants, les conseillers et bibliothécaires de La Cité sont partagés sur la question de la grève.

La présidente du syndicat qui les représente, Mona Chevalier, accuse la direction de La Cité d'avoir tenté d'influencer le vote.

« La veille de notre vote de grève, les membres ont reçu trois différents courriels venant de l'administration leur disant oui d'aller voter, mais que s'ils votaient [en faveur], ils allaient en grève immédiatement », a affirmé Mme Chevalier.

Des étudiants inquiets

En dehors de salles de classe, la possibilité d'une grève a animé les discussions entre étudiants. Plusieurs se sont opposés à un débrayage de leurs enseignants, puisqu'ils seront les premiers touchés.

« Ça va retarder nos examens », a fait remarquer Justin Surette.

Myriam Favre a quant à elle semblé résignée, mais elle aimerait comprendre les raisons du conflit.

« Dans l'éventualité d'une grève, ce serait le fun de savoir c'est quoi les motifs, c'est quoi les raisons qui ont poussé les professeurs à voter », a indiqué Mme Favre. « Parce que c'est principalement nous qui allons en souffrir les conséquences. »

Un autre étudiant, Charles Juste, craint également un débrayage, car « ça coûte cher, venir ici ». Il ajoute du même souffle : « Les professeurs sont intelligents, ils ne vont pas aller en grève pour rien et s'ils choisissent d'aller en grève, je crois qu'ils vont avoir des raisons valables ».

Le collège se prépare à une grève

La gestionnaire des communications et relations publiques de La Cité, Pascale Montminy, indique que l'établissement a envoyé une note aux étudiants sur le résultat du vote des enseignants. Le collège se prépare à la possibilité d'une grève.

Les enseignants pourraient être en grève d'ici quelques semaines si une entente contractuelle n'est pas conclue avec la partie patronale. Aucune date de grève ou de lock-out n'a été fixée. La convention collective des enseignants des collèges vient à échéance à la fin du mois.

Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO), qui représente les employés des collèges, se plaint de l'augmentation des postes contractuels et à temps partiel. Seuls 19 % des syndiqués travaillent à temps plein actuellement, affirme le SEFPO, comparativement à 29 % durant la convention collective précédente.

Avec les informations du journaliste Godefroy Macaire Chabi

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