Pour une énième année consécutive, les usagers de la Société de transport de l'Outaouais (STO) vont devoir payer plus cher pour leur service de transport en commun.

Les tarifs vont augmenter en moyenne de 1,9 % en 2017.

Le prix d'un billet individuel sera haussé de 10 cents, pour se fixer à 3,75 $, et le laissez-passer régulier augmentera de 2 $ pour atteindre 95 $.

Les étudiants de moins de 21 ans paieront 1 $ de plus pour leur abonnement mensuel.

Le paiement comptant à l'unité demeure stable à 3,90 $, tout comme le laissez-passer d'un jour.

Les nouveaux tarifs entreront en vigueur le premier janvier.

Cette augmentation, plus importante que l'an dernier, dans le cas entre autres du laissez-passer mensuel régulier, s'explique par l'absence de subvention de Québec, selon le président de la STO, Gilles Carpentier.

La STO a adopté un budget de 147,3 millions de dollars pour l'année 2017, soit 6,3 millions de plus que l'an dernier, une hausse des dépenses de 4,5 %.

Le président de la STO Gilles Carpentier justifie ces dépenses accrues par l'augmentation des coûts de fonctionnement, entre autres de la masse salariale des employés, des prix à la consommation et l'implantation de nouveaux services.

Par ailleurs, le transporteur public devra consacrer 1 million de dollars à l'exploitation de son nouveau Centre de transport, dans le secteur de Gatineau.

La quote-part de la Ville dans le financement de la STO s'élèvera à 60,1 millions de dollars.

La STO prévoit consacrer 1 million de dollars à l'amélioration de son service surtout dans l'ouest de la Ville, dans le secteur d'Aylmer et du Plateau.

Dès novembre, un nouveau circuit, le 41, desservira les usagers aux Parc-O-Bus Rivermead et de l'hippodrome.

Et dès janvier, les circuits de la série 40 desserviront l'arrêt près du quartier Connaught, sur le chemin d'Aylmer.

L'achalandage a augmenté de 1,3 % en 2016, et la hausse prévue l'an prochain devrait être plus petite, la STO prévoyant qu'elle se situera à 1 % en raison d'un contexte socio-économique jugé encore fragile.

Avec les informations de la journaliste Émilie Tremblay

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