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Hausse deux fois plus importante des signalements à la DPJ en Outaouais qu'ailleurs au Québec

Dans son bilan annuel 2016-2017, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) en Outaouais indique avoir reçu 8,5 % de signalements de plus que l'année précédente. Le nombre de signalements d'enfants vivant des difficultés de toutes sortes a atteint 6164.

Au Québec, le nombre de signalements à la DPJ a augmenté de 4 % pour atteindre 91 191. Il s'agit d'une hausse plus importante que celle enregistrée en 2015-2016.

Le nombre de dossiers retenus en Outaouais par la DPJ a également connu une augmentation. Il a atteint 2508 cas en 2016-2017, ce qui représente 40,7 % de l'ensemble des signalements. En 2015-2016, la proportion de dossiers retenus était de 38,6 %.

Près du tiers des signalements proviennent d'employés d'organismes parapublics ou privés (médecins, personnel des centres hospitaliers ou des services de garde, etc.). Environ 20 % des signalements proviennent du milieu familial, 20 % du milieu scolaire et 20 % du milieu policier.

Surtout des cas de négligence et de violence corporelle

La directrice de la DPJ en Outaouais, Michelyne Gagné, explique que la majorité des cas retenus par son organisme sont des dossiers de négligence. Elle précise qu'il est ici question d'enfants « qui n'auront pas de nourriture, ne seront pas vêtus convenablement pour la saison, laissés sans surveillance ou qui n'ont pas accès à des services de santé ou d'aide ».

La proportion des cas liés à la négligence (37,8 %) a toutefois chuté par rapport au dernier bilan (42 %).

Or, Mme Gagné note que le nombre et la proportion des cas de violence corporelle contre d'enfants ont légèrement augmenté.

« Des parents vont perdre patience, vont être à bout et vont frapper leur enfant », indique-t-elle, tout en soulignant que des problématiques comme les ratés du système de paye Phénix et les inondations printanières peuvent être des facteurs qui contribuent à provoquer des cas de maltraitances d'enfants.

« Le problème, c'est que les gens vivent des difficultés financières. Puis, il y a du stress qui augmente de plus en plus », illustre Mme Gagné.

Regard sur les adolescents

Dans ce bilan annuel 2016-2017, les Directions de la protection de la jeunesse du Québec, y compris la DPJ en Outaouais, lancent un appel à la sensibilisation face aux difficultés rencontrées à l'adolescence.

L'organisme rappelle que cette étape de la vie peut être turbulente et que les jeunes ont besoin d'être soutenus et protégés.

D'ailleurs, deux d'entre eux, hébergés dans un centre jeunesse de l'Outaouais, ont accepté de parler de leur expérience. Samuel et Yohann (noms fictifs) se sont confiés au journaliste Jérôme Bergeron. L'entrevue a été diffusée à l'émission Sur le vif.

Les deux adolescents ont témoigné du fait qu'ils ont souffert d'un manque d'appuis de la part de leurs parents et de la communauté en général.

Les adolescents représentent une clientèle importante de la DPJ. En Outaouais, 20 % des signalements retenus en 2016-2017, soit 505 cas, touchaient des jeunes âgés de 13 à 17 ans.

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