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Hausse du salaire minimum au Québec : espoir et hésitation

Après l'Ontario, c'est maintenant au tour du Québec d'augmenter son salaire minimum cette année. Des travailleurs, surtout des jeunes, voient d'un bon œil cette nouvelle hausse, mais demeurent tentés de se rendre en Ontario, où le salaire minimum est de 14 $.

La hausse de 0,75 $ du salaire minimum entrée en vigueur mardi porte le taux horaire de base québécois à 12 $ l’heure pour environ 350 000 travailleurs.

En raison des nombreuses dépenses associées aux études postsecondaires, bon nombre d'étudiants qui travaillent au salaire minimum accueillent à bras ouverts cette plus récente augmentation.

Mais malgré cela, le salaire minimum ontarien de 14 $ l’heure — qui devrait même augmenter à 15 $ l’heure l’an prochain — demeure très attrayant pour ceux et celles qui doivent payer une voiture, des livres, des droits de scolarité ou un loyer.

« J’en ai parlé à plusieurs de mes amis et il y en a qui seraient intéressés à aller en Ontario pour travailler comme serveur », a reconnu Diana Stanescu, une étudiante du Cégep de l’Outaouais, qui n’est toutefois pas intéressée personnellement à se rendre en Ontario.

Même si beaucoup de travailleurs québécois tireront profit de la nouvelle augmentation du salaire minimum, ils pourraient faire face à un certain nombre de conséquences importantes. C’est du moins la mise en garde qu’a tenu à émettre la Fédération canadienne des entreprises indépendantes.

Sa vice-présidente principale, Martine Hébert, croit que d’autres mesures, comme de l’aide fiscale, seraient plus appropriées et moins dommageables pour les salariés, qui risquent d’être perdants ailleurs, selon elle.

Les employeurs pourraient aussi épargner de l’argent au détriment des travailleurs en « en coupant dans les heures travaillées [...] ou encore en retardant certains projets d’investissements ou en ne créant pas l’emploi à temps partiel qu’on aurait pensé créer », a-t-elle ajouté.

Avec les informations de Laurie Trudel

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