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Hausse du salaire minimum : oui, mais à quel prix?

La mobilisation au Québec pour la hausse du salaire minimum à 15 $ l'heure soulève de l'intérêt, mais aussi bien des interrogations parmi les groupes d'aide aux démunis et les gens d'affaires de l'Outaouais.

Après la décision de l'Alberta d'aller de l'avant avec une telle mesure dès 2018, des mouvements s'organisent en Ontario et au Québec.

Mais cela ne provoque pas un élan d'enthousiasme généralisé dans la région de l'Outaouais.

Le gérant du restaurant Mo-Nik, Maxime Damours, croit en effet que les petites entreprises pourront difficilement supporter une telle hausse.

Des répercussions sur l'économie

Selon le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Jean-Claude Des Rosiers, une telle mesure ferait mal à l'économie.

« Est-ce que c'est quelque chose qui peut être regardé dans le temps, d'ici 5 à 10 ans? », s'interroge-t-il.

M. Des Rosiers précise qu'il ne serait pas contre une hausse graduelle, si le redressement de l'économie est suffisant.

Certains se demandent en outre si les entreprises ne devront pas aussi augmenter les salaires des travailleurs déjà payés 15 $.

Une question de société

À l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) de l'Outaouais, la réduction des inégalités semble être la question centrale dans ce dossier.

Son directeur, René Coignaud, fait valoir que lorsque les travailleurs sont mal payés, c'est la société dans son ensemble qui se retrouve à en assumer les conséquences.

« Parce qu'ils sont dépendants des services sociaux, ils sont dépendants de la charité et c'est tout le monde qui paye », estime-t-il.

À l'appel de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), de l'initiative « Fight for 15 » et du regroupement « 5-10-15 », une grande manifestation en faveur de la hausse du salaire minimum doit avoir lieu le samedi 15 octobre à Montréal.

D'après un reportage de Godefroy Macaire Chabi

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