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Hawkesbury au bas de l'échelle des revenus au Canada

Des données de Statistique Canada sur le revenu médian des ménages en 2015, dans les régions métropolitaines du pays, montrent que c'est dans l'agglomération de recensement de Hawkesbury que ce revenu médian est le plus faible.

Le revenu total médian des ménages se situait à 42 384 $, comparativement à 41 618 $ en 2005, une hausse de 1,8 % en dix ans. Cette agglomération de recensement regroupe les villes de Hawkesbury et de Grenville au Québec.

Le revenu médian pour l'ensemble des familles du Canada est de 70 336 $.

Selon Statistique Canada, le revenu total médian des ménages à Grenville était de 44 971 $ en 2015, alors qu'il était de 42 001 $ à Hawkesbury. C'est à Grenville que la croissance du revenu médian des ménages a été la plus forte entre 2005 et 2015, enregistrant une hausse de 2,7 %, alors que cette croissance n'a été que de 1,7 % à Hawkesbury.

Par comparaison, le revenu médian des Canadiens a augmenté de plus de 10 % depuis 2005.

Difficultés économiques dans la communauté

Dans cette communauté de l'Est ontarien, cette nouvelle a fait jaser jeudi.

« Ça m'a fait réagir. J'ai été premièrement très surprise d'apprendre cette nouvelle », a commenté la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces résultats. Premièrement, les familles à faible revenu sont proportionnellement plus nombreuses à Hawkesbury que dans les autres municipalités de la région. Elles comptent pour 22 % de la population, alors qu'à Clarence-Rockland, c'est plutôt 4,5 %.

L'économie locale peine à retrouver son souffle à la suite d'un long déclin industriel. La rue Principale a décidément connu de meilleurs jours.

Cette relance, espère le président de la Chambre de commerce de Hawkesbury, Antonios Tsourounakis, se fera entre autres grâce aux petites et moyennes entreprises.

« On a des bright spots comme Biscuits Leclerc, Dart Aerospace, Tulmar, des compagnies qui engagent du monde, qui cherchent du monde maintenant », a souligné M. Tsourounakis.

Selon son partenaire en affaires, Manuel Deroukakis, la région immédiate de Hawkesbury est beaucoup plus riche qu'il n'y paraît.

« Il y a de l'argent dans le coin. Mais souvent, ça ne paraît pas », a indiqué M. Deroukakis.

Lentement, mais sûrement, Hawkesbury tente de se relever.

« C'est une bonne place où vivre. Je vais continuer de croire. Je suis optimiste », a lancé Mme Charlebois.

D'après un reportage de Denis Babin

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