Retour

Honorer la mémoire des travailleurs décédés ou accidentés au travail

À l'initiative d'un travailleur de l'Outaouais, des employés ont respecté une minute de silence à Gatineau, jeudi matin, à la suite de la mort d'un collègue sur un chantier de construction. Au total, cinq personnes sont mortes des suites d'accidents de travail l'an dernier en Outaouais, et 195 personnes au Québec.

À Ottawa, une cérémonie semblable s'est tenue ce midi dans le cadre du Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail. Le père d'Olivier Bruneau, Christian Bruneau a pris la parole.

« C'est une opportunité pour notre famille de parler d'Olivier Bruneau, de changer la notion de statistique et d'essayer de personnaliser cette situation-là. C'est une grande perte pour la famille, Olivier. »

Son fils, 25 ans, a été percuté à mort par un bloc de glace le 24 mars dernier, sur le chantier du promoteur immobilier Claridge. « Ce qui est arrivé à Olivier, on pouvait prévenir ça. Il n'y avait aucun problème à le faire et il ne faut absolument pas que ça se répète. Je ne suis pas ici seulement pour Olivier, mais aussi pour tous les travailleurs de la construction, pour qu'ils puissent obtenir des conditions de travail plus sécuritaires. »

Christian Bruneau souhaite aussi que les enquêtes du ministère du Travail de l'Ontario sur les accidents en milieu de travail soient plus transparentes envers les proches des victimes. 

« On n'a aucune information sur les avancées de l'enquête. L'élément qui serait le plus important pour moi dans cette enquête-là, c'est qu'elle soit faite sur la base de la Loi C-45, qui rend imputables les hauts dirigeants des organisations, parce que c'est là que ça commence la sécurité. »

Améliorer la prévention

Le vice-président de la CSN Construction Outaouais et formateur en santé et sécurité, Carl Régimbald soutient qu'il faut en faire davantage pour prévenir les accidents en milieu de travail. « Il faut s'assurer de faire de la prévention et que le message passe. C'est tellement important une vie humaine, il faut le rappeler à tous les travailleurs et entrepreneurs. »

Carl Régimbald souligne que le rythme effréné des chantiers de construction est parfois maintenu au risque de la sécurité des travailleurs.

« On a des échéanciers qui sont tellement courts qu'on est obligé d'accélérer le processus de travail, c'est ce qui fait que les employeurs vont couper les coins ronds pour respecter les échéanciers, mais celui qui paye au bout du compte, c'est le travailleur. »

Plus d'articles

Commentaires