Retour

Howard Richmond est coupable de meurtre prémédité

Le soldat accusé du meurtre prémédité de sa conjointe, Howard Richmond, a été reconnu coupable. Le jury a rendu son verdict, cet après-midi, au palais de justice d'Ottawa.

Le militaire devra purger une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Le corps de la femme, dont le mari avait signalé la disparition le 24 juillet 2013, avait été retrouvé quatre jours plus tard dans un fossé près du centre commercial South Keys, dans le sud d'Ottawa.

Avant son arrestation, l'accusé, qui a effectué trois missions en Afghanistan, avait accordé une entrevue à CBC au cours de laquelle il avait affirmé qu'il était traité pour un trouble de stress post-traumatique.

Il s'était d'ailleurs dit accablé par la disparition de sa femme, qui l'avait aidé à guérir après avoir vécu les horreurs de la guerre. Quelques jours plus tard, la police a procédé à son arrestation.

Des parents accablés

Dans la salle de cour, les parents de la victime ont demandé à un enquêteur de lire une lettre qu'ils ont adressée au coupable.

« Votre horrible geste a dévasté notre famille et a détruit le coeur d'une mère », a-t-il lu.

« Les nuits sans sommeil sont désormais trop nombreuses. Les cauchemars et les pleurs n'ont pas encore pris fin. Ils ne cesseront pas dans un avenir rapproché. »

Les parents de Melissa Richmond sanglotaient au moment de la lecture.

Stress post-traumatique

Bien qu'il ait admis qu'il avait tué sa femme au début de son procès, il a plaidé non coupable. Son avocat avait allégé que le militaire souffrait d'un état de stress post-traumatique lorsqu'il a poignardé sa femme à mort il y a plus de deux ans.

Son avocat, Jason Gilbert, a soutenu que l'accusé ne pouvait avoir l'intention de tuer sa femme, puisqu'il avait perdu le sens de la réalité la nuit du drame.

Le jury, qui a pris huit jours pour délibérer, n'a pas accrédité la thèse de la défense.

Howard Richmond a accueilli le verdict sans manifester aucune émotion.

Plus d'articles

Commentaires