Retour

Huit demandes d'aide médicale à mourir en Outaouais

L'aide médicale à mourir suscite de l'intérêt dans la région. Depuis l'entrée en vigueur de la loi québécoise, en décembre dernier, huit patients ont réclamé ces soins particuliers.

Cinq personnes ont obtenu l'aide médicale à mourir, alors qu'une est décédée avant l'administration des soins, une autre ne répondait pas aux critères et la dernière a reçu davantage de soins palliatifs.

Est-ce beaucoup? Difficile de répondre à la question puisqu'il n'existe pas de données comparables, explique le directeur des services professionnels du CISSS de l'Outaouais, le Dr Guy Morissette.

Une procédure simple, mais un accès difficile

L'aide médicale à mourir est administrée rapidement et sans douleur en quelques injections. Le tout est terminé en moins de 10 minutes.

Pour des raisons éthiques, quelques professionnels de la santé de l'Outaouais ont refusé d'administrer cette aide, mais ceux-ci ont été rapidement remplacés au chevet du malade.

La loi sur l'aide médicale à mourir prévoit aussi le recours à la sédation palliative continue qui consiste à administrer à une personne en fin de vie des médicaments qui la rendent inconsciente.

Dans ce cas-ci, la mort n'est pas provoquée et arrive de façon naturelle, parfois après quelques jours.

Treize patients ont eu recours à ce soin depuis six mois.

Les critères pour recevoir l'aide médicale à mourir sont toutefois très stricts, trop même selon des patients qui n'y ont pas droit.

« Il y a beaucoup de gens qui souhaitent recevoir le soin, je vous dirais que beaucoup de gens sont déçus de ne pas être admissibles, c'est très présent », souligne le Dr Morissette.

Loi provinciale ou fédérale?

L'adoption récente de la loi fédérale sur l'aide médicale à mourir, qui diffère de la loi québécoise, peut soulever une certaine confusion chez les médecins.

Le CISSS de l'Outaouais recommande fortement à tout son personnel médical de se conformer à la loi provinciale.

On suggère d'ailleurs aux médecins de demander un avis juridique s'ils ont l'intention de sortir du cadre législatif québécois.

D'après le reportage de la journaliste Pascale-Marie Dufour

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine