Depuis 18 ans, les Olympiques de Gatineau peuvent compter sur les services d'un fidèle animateur de mascotte. L'homme qui incarne Hully nous a ouvert les portes du centre Robert-Guertin, en pleines séries éliminatoires dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

À quelques heures du deuxième match de la série, qui oppose les Olympiques aux Wildcats de Moncton, l'entourage de Hully nous a accueillis au domicile de l'équipe gatinoise.

La première consigne est claire : il faut absolument garder l'anonymat de la mascotte! Notre hôte enfilera son costume, comme il le fait une cinquantaine de fois par année depuis presque vingt ans.

Un deuxième métier

En décrivant les différentes étapes de sa préparation, l'entretien du costume et l'exigence du « spectacle » à donner, Hully avoue que la pratique de ce métier est souvent sous-estimée. « C'est une job! L'animateur est payé pour faire ça. Ce n'est pas juste quand tu es dans le costume : la préparation commence bien avant », affirme-t-il.

Le panda noir et blanc de l'équipe doit jongler avec son emploi « de 9 à 5 », le calendrier de l'équipe et les sorties promotionnelles. L'amour du public et l'adrénaline donnent la motivation nécessaire à Hully, malgré l'effort physique, qui devient de plus en plus grand avec les années.

Un changement de mentalité

Ce que souhaite le plus ardemment Hully, c'est que les gens aient une autre perception du métier de mascotte. Il tente de déboulonner certains mythes sur la propreté des costumes et le professionnalisme des animateurs.

Plus que jamais, les partisans des Olympiques ont besoin d'encourager leur équipe dans cette deuxième ronde des séries. L'ambiance d'un match d'après-saison est ce qui empêche Hully de ne pas accrocher ses pattes de panda, après 18 ans de loyaux services.

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