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Hydro-Québec se dit prête à faire face à la crue printanière

À quelques jours de l'arrivée officielle du printemps, Hydro-Québec se dit prête à affronter la crue et assure qu'elle s'y prépare depuis des mois. La société d'État a tenu une conférence de presse, jeudi, afin de rassurer la population.

Elle a rappelé que le printemps 2017, au cours duquel l’Outaouais et l’Est ontarien ont été touchés par d’importantes inondations, a été exceptionnel. Aucun problème de cette ampleur n’est anticipé cette année.

Hydro-Québec souligne d’ailleurs qu’elle procédera de la même façon que l’an dernier dans sa gestion des réservoirs, à l’exception qu’elle tentera d’informer davantage la population.

« Au niveau des communications, on s’est rendu compte que les gens avaient soif d’information », souligne Marie Beaumont, ingénieure en ressources hydriques.

Hydro-Québec entend aussi améliorer à long terme ses outils de calcul pour améliorer les prévisions.

La majorité de l’eau du territoire n’est pas contrôlée

Par ailleurs, la société d'État souligne qu’elle n’est pas en mesure de contrôler toute l’eau qui s’écoule sur son territoire, puisque seulement « quatre gouttes d’eau sur dix » passent par ses réservoirs en Outaouais.

Il n’est toutefois pas question de bâtir de nouveaux réservoirs pour augmenter cette capacité, même si ces options ont déjà été étudiées dans le passé. « Le fait est que ce sont des territoires qui sont habités », souligne Marie Beaumont.

La société d’État précise que certains de ses équipements permettent de limiter le débit des cours d’eau, mais que d’autres centrales ne peuvent être contrôlées et doivent suivre le fil de l’eau.

Lors des inondations de l’an dernier, de nombreux citoyens avaient accusé la société d'État d'être en partie responsable de la crue des eaux.

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