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Hydropoticaire promet d'être un citoyen corporatif responsable

De nombreux dignitaires et dirigeants de l'entreprise gatinoise Hydropothicaire ont procédé, jeudi, à la première pelletée de terre pour enclencher la construction d'une nouvelle serre géante. L'entreprise, qui espère s'approprier une bonne partie du marché très lucratif de la marijuana à des fins récréatives, promet d'être socialement responsable.

Le seul producteur autorisé de cannabis au Québec va sextupler la capacité de production de ses installations de Gatineau, afin de pouvoir répondre à la demande, qui devrait croître grandement après la légalisation de la marijuana en juillet prochain.

Le président-directeur général d'Hydropothicaire, Sébastien St-Louis, soutient que son entreprise sera en mesure de répondre rapidement à la demande.

Il s'attend à une expansion fulgurante du marché du cannabis récréatif au Canada, dont les ventes pourraient atteindre, selon lui, 2 millions de kilos d'ici deux ans.

« Nous on va facilement se rendre dans ce chiffe-là de 200 000 du 2 millions [de kilos] donc on irait chercher à peu près 10 % du marché canadien », a affirmé M. St-Louis.

Le maire sortant de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, s'est réjoui de cette expansion, soulignant la centaine d'emplois qui y seront créés en 2018.

« Pour l'est de Gatineau, c'est une grande nouvelle, parce qu'on veut des emplois partout à Gatineau », a-t-il dit.

Responsabilité sociale

Le PDG d'Hydropothicaire soutient que la légalisation du cannabis à des fins récréatives comporte son lot de défis pour protéger les personnes les plus vulnérables, comme les jeunes.

M. St-Louis a indiqué qu'il a mandaté son vice-président à la responsabilité sociale de faire une tournée des municipalités au Québec, afin d'entendre les préoccupations des citoyens.

« La marijuana médicinale, c'est un produit qui aide les gens, mais qui doit être fait de façon responsable », a soutenu M. St-Louis, ajoutant que son utilisation, chez les adultes, comporte certains risques, notamment chez les plus jeunes.

Il a affirmé que l'entreprise développera un programme de responsabilité sociale par la suite, qui encadrerait entre autres d'éventuels points de vente de l'entreprise, si Québec permet au secteur privé de distribuer les produits de cannabis.

Le vice-président chargé de cette consultation est Terry Lake, qui s'est joint à Hydropothicaire cet été. M. Lake est un ancien ministre de la Santé de la Colombie-Britannique dans le gouvernement minoritaire libéral de Christy Clark, qui a perdu le pouvoir en juin.

Avec les informations de Laurie Trudel

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