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Il fait bon vivre à Gatineau, particulièrement si on est une femme

Une nouvelle étude du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) montre que certaines villes canadiennes offrent aux femmes une meilleure qualité de vie que d'autres.

L'analyse a été réalisée par Kate McInturff, chercheuse principale au CCPA, en collaboration avec l'Institut canadien de recherches sur les femmes.

L'étude a examiné différents facteurs qui influencent la qualité de vie des femmes dans 25 grandes villes du pays : 

  • la sécurité personnelle,
  • la sécurité économique
  • le niveau d'éducation
  • la santé
  • la présence des femmes dans des postes de leadership municipal.

Gatineau, qui se situe au 5e rang des 25 villes, se distingue particulièrement par le niveau d'éducation et de sécurité économique des femmes, qui y habitent.

Ottawa, quant à elle, se retrouve au 14e rang, en raison de résultats moins élevés au chapitre de l'éducation des femmes, de leur sécurité économique et de leur nombre dans des postes décisionnels municipaux.

Kate McInturff s'est fondée sur de nombreuses bases de données scientifiques pour tirer les conclusions de son étude.

La chercheuse a ainsi pigé dans les rapports de Statistique Canada, comme l'Enquête sur la population active (EPA), l'Enquête canadienne sur le revenu (ECR), l'Enquête sociale générale et l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes.

Les données sur l'égalité des sexes quant à elles proviennent, entre autres, de mesures du Forum économique mondial et de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Pour voir le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Gatineau se distingue... plus qu'Ottawa

Gatineau arrive au 5e rang, derrière la Ville de Québec et devant Montréal (6e rang) et Sherbrooke (7e rang).

La municipalité se distingue en raison du plus faible écart, constaté parmi les 25 villes, entre le salaire moyen des femmes et des hommes, les femmes gagnant 87 % du salaire des hommes.

Gatineau atteint aussi presque la parité entre les hommes et les femmes au chapitre de l'éducation. Les Gatinoises sont un peu plus susceptibles que les hommes d'obtenir un diplôme d'études secondaires, collégiales ou universitaires. Elles sont également plus présentes dans les formations de métiers qu'ailleurs au pays.

Les femmes à Gatineau représentent un peu moins du tiers des conseillers municipaux (32 %) et un peu plus du tiers des hauts dirigeants de la Ville (34 %).

En contrepartie, à Ottawa, le salaire moyen des femmes représente 78 % de celui des hommes. Au chapitre de l'éducation, il y a autant de femmes que d'hommes qui obtiennent un diplôme d'études universitaires et un peu plus de femmes que d'hommes sont susceptibles d'obtenir un diplôme d'études secondaires ou collégiales.

Toutefois, la Ville d'Ottawa se classe parmi les dernières au chapitre de la représentation féminine au conseil municipal (21 %). On compte en effet 36 % de femmes au sein des hauts dirigeants de la Ville.

Victoria, première, Windsor, au dernier rang

Selon l'étude de Kate McInturff, Victoria, en Colombie-Britannique, est au premier rang, en grande partie en raison de la représentation des femmes en politique municipale.

La capitale de la Colombie-Britannique compte une femme à sa tête et est la seule municipalité de l'étude à avoir plus de femmes que d'hommes a son conseil municipal. Victoria avait d'ailleurs pris le premier rang en 2015.

C'est la Ville de Windsor, en Ontario, qui se classe au 25e et dernier rang, en raison du peu de femmes dans des rôles de leadership municipal. Il s'agit d'un écart plus grand que la moyenne quant à l'accès à l'emploi et au pourcentage de femmes vivant dans la pauvreté, comparativement aux hommes.

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