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Il pourrait y avoir un centre d'injection supervisée à Ottawa en 2018, selon le maire

Le maire Jim Watson envisage qu'un centre d'injection supervisée ouvre ses portes à Ottawa, en 2018. Dans une entrevue de fin d'année accordée à CBC, il espère même que ce projet soit un succès, même s'il continue de s'y opposer personnellement.

« J'ai toujours appuyé le concept d'un comité indépendant de professionnels de la santé et ils ont donné leur appui à un site d'injection sécuritaire », a-t-il expliqué en anglais. Santé publique Ottawa a en effet approuvé un tel projet, estimant que ces centres « sauvent des vies ».

Le maire Watson n'appuie toujours pas personnellement cette approche, mais il s'engage à ne pas lui mettre de bâtons dans les roues.

Je ne vais pas combattre ce projet. [...] Je pourrais facilement amener cet enjeu pour un vote au conseil municipal, mais j'ai délégué la décision au conseil de santé [trad. libre].

Jim Watson, maire d'Ottawa

Jim Watson compte cependant s'assurer que ce projet obtienne le financement nécessaire de la part des gouvernements fédéral et provincial.

« Je veux que ce projet soit un succès, peu importe ma position personnelle. [...] Je ne veux pas que ce soit un échec », assure-t-il.

Le maire avait tenu un tel discours au lendemain de l'adoption du budget de 2017, à la mi-décembre. Il continue de miser sur la prévention et les programmes de traitement pour venir en aide aux toxicomanes.

M. Watson espère également qu'un site d'injection supervisée aura les effets visés par ses promoteurs pour aider les personnes aux prises avec des problèmes de consommation de drogue.

Chose certaine, il ne veut pas que la situation ressemble à celle du Downtown East Side à Vancouver, qu'il qualifie de « très triste et très tragique ».

Des règles assouplies

À la mi-décembre, le gouvernement fédéral a déposé le projet de loi C-37 visant, entre autres, à faciliter l'ouverture de centres d'injection supervisée au pays. S'il est adopté, 5 grands critères devront être respectés pour permettre l'ouverture de tels sites, au lieu des 26 actuellement en vigueur.

Santé publique Ottawa examinera les détails de cette annonce.

De leur côté, les députées d'Ottawa-Centre, Catherine McKenna, et d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, ont donné leur appui à un futur site d'injection supervisée.

Toutefois, le Service de police d'Ottawa (SPO) et son chef, Charles Bordeleau, restent sceptiques. Ils craignent que l'ouverture d'un tel centre à Ottawa augmente le taux de criminalité.

« Toute décision au sujet de l'implantation d'un centre d'injection supervisé doit faire l'objet d'une importante consultation publique [trad. libre] », avait alors déclaré le SPO par voie de communiqué.

Le Service de police d'Ottawa confirme par ailleurs avoir reçu une proposition pour un centre d'injection supervisée et en évalue les effets potentiels sur la « criminalité et le désordre public ».

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