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Indemnités de départ plus généreuses sous l'administration Pedneaud-Jobin

Le personnel politique du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a droit à des indemnités de départ beaucoup plus généreuses que celles accordées par son prédécesseur Marc Bureau.

Par exemple, l'ancien chef de cabinet du maire Bureau, Luc Bouvier, a touché une indemnité de 8000 $, soit l'équivalent d'une semaine de salaire par année de service.

En comparaison, l'actuel chef de cabinet de Maxime Pedneaud-Jobin, Melvin Jomphe, aura droit à une indemnité de 115 000 $, 14 fois plus généreuse. Cette prime correspond à une année complète de salaire.

Le calcul de la prime de départ des autres membres du cabinet a aussi été vu à la hausse, soit un mois de salaire par année de service plutôt qu'une semaine. Cette indemnité s'applique aux autres membres du cabinet du maire, à l'attachée de presse Laurence Gillot, à l'attaché politique François Léveillé ainsi qu'au conseiller politique Patrick-Robert Meunier.

En entrevue à l'émission Les matins d'ici, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a justifié ce changement par le niveau d'activité de son personnel.

« On n'a pas le même genre de cabinet [que l'administration précédente]. Moi j'ai un cabinet qui est extrêmement actif [...], je suis très présent à l'UMQ [Union des municipalités du Québec], à la FCM [Fédération canadienne des municipalités], on l'a vu cette semaine avec les maires des grandes villes canadiennes. On assume un leadership politique fort qui n'était pas assumé de la même façon, sinon pas assumé tout court dans le cabinet prédécent », d'expliquer Maxime Pedneaud-Jobin.

Le maire de Gatineau ajoute que les conditions de travail sous la précédente administration n'étaient tout simplement pas suffisantes.

« Ce n'étaient ni les conditions minimales d'un employé municipal avec le droit à du temps supplémentaire et un fonds de pension, auxquels mon cabinet n'a pas droit, ni les conditions des employés politiques, des conseillers municipaux ni même du maire, qui ont des avantages beaucoup plus généreux. En fait, on a corrigé une erreur quant à moi pour qu'on ait un vrai cabinet d'une ville comme Gatineau », estime Maxime Pedneaud-Jobin.

Les contrats du personnel de cabinet du maire ont tous été approuvés par le comité exécutif de la Ville de Gatineau.

Comment éviter de politiser la rémunération du cabinet?

La rémunération et les clauses contractuelles du personnel politique du cabinet devraient-elles être établies dans les règlements de la Ville plutôt que par le maire?

Si cette solution pouvait éviter des changements d'une administration à l'autre, Maxime Pedneaud-Jobin estime cependant que c'est à lui de rendre des comptes sur ce genre de dépenses.

« Ces gens-là relèvent de moi, leur destin est associé au mien. Ça relève des outils qu'un politicien peut se donner. Je tiens à rappeler qu'on a fait ça avec la même masse salariale, on est encore en dessous de ce qui se faisait avant la fusion en termes de cabinets », répond le maire.

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