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Inondations : deux séances d'information pour les sinistrés de Gatineau

Les autorités municipales et provinciales ont organisé, jeudi, deux séances d'information publique pour répondre aux nombreuses questions des sinistrés des inondations à Gatineau. Pour plusieurs, l'exaspération était au rendez-vous.

La première rencontre avait lieu en fin d'après-midi, à l'École polyvalente Nicholas-Gatineau. Environ 200 personnes s'y sont rendues afin de poser des questions à des représentants du ministère de la Sécurité publique du Québec, de la Ville de Gatineau et d'Hydro-Québec.

Le directeur du rétablissement au ministère de la Sécurité publique, Denis Landry, a profité de l'occasion pour démentir certaines rumeurs.

« Soyez assurés que le gouvernement du Québec ne mandate aucun entrepreneur en construction pour aller vous visiter », a-t-il notamment rappelé.

La question de l'aide financière a également été abordée. Si certains sinistrés se sont réjouis de l'organisation de cette séance d'information, la plupart étaient exaspérés par la lourdeur du processus administratif auquel ils sont confrontés.

Une sinistrée, Anny Coens, attend toujours l'autorisation de la Ville et les indemnisations de la province pour rénover son sous-sol inondé.

« Le temps est long, on essaie d'avoir de la patience. Alors, on s'occupe à l'extérieur et on attend », a-t-elle soupiré.

« Il n'y a pas de détails, on ne sait rien. On n'a rencontré personne, on ne vient pas à bout de rejoindre personne », s'est désolé un autre sinistré, Marc Riel.

L'aide psychosociale offerte « aussi longtemps que nécessaire »

La seconde réunion, confidentielle et fermée aux médias, était organisée par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

Une équipe d'intervention psychosociale était présente au centre communautaire Jean-René Monette, jeudi soir, afin de venir en aide à une poignée de sinistrés du quartier Notre-Dame.

« Notre objectif, c'est de les aider à comprendre ce qu'ils vivent, à mettre des mots sur ce qu'ils ressentent et à normaliser le processus dans lequel ils [se retrouvent] », a expliqué le responsable de l'aide psychosociale pour la sécurité publique au CISSS de l'Outaouais, Jean Gagné.

Si la réunion de jeudi ciblait spécifiquement les résidents du quartier Notre-Dame, des rencontres seront aussi organisées pour les autres secteurs ayant été touchés par la crue des eaux.

Une porte-parole du CISSS de l'Outaouais a assuré que l'aide psychologique serait offerte « aussi longtemps que nécessaire ».

Avec les informations du journaliste Antoine Trépanier

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