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Inondations : Gatineau se penche sur le décret du ministre Coiteux

La Ville de Gatineau étudie le nouveau décret de Québec sur la rénovation des maisons inondées dans les zones de grands courants aussi connue sous le nom 0-20 ans.

La nouvelle mesure annoncée jeudi dernier prévoit la démolition d'édifices dont la valeur des rénovations excède 50% de la valeur foncière de la résidence.

Toutefois, des résidents implorent le maire de Gatineau de demander à Québec d'ouvrir la porte à des exceptions.

« Ce que j'ai demandé, c'est que la Ville fasse des exceptions, qu'importe que les gens soient dans la zone 0-20 ans. Les gens qui vivent ça trouvent ça très difficile actuellement. Il y a les questions financières également, il y en a que ça fait un mois et demi qui sont partis et qu'ils ne savent pas ce qu'il va se passer », soutient la présidente de l'Association des riverains de la rue Jacques-Cartier Ouest, Lucie Fortin.

La conseillère Sylvie Goneau, elle-même sinistrée des inondations et candidate à la mairie, presse le maire Maxime Pedneaud-Jobin à prendre une décision rapidement dans ce dossier. En attendant, elle suggère aux sinistrés de poursuivre leurs démarches en vue d'effectuer des rénovations.

« C'est le temps d'avancer et de continuer d'avancer et d'aller chercher les confirmations auprès du ministère de la Sécurité publique parce qu'en ce moment, le décret n'est pas passé. Donc, de continuer tout ce qui a été fait comme travaux et comme évaluations », affirme Mme Goneau.

Le maire de Gatineau se veut prudent dans toute cette affaire, lui qui refuse de se prononcer catégoriquement sur le nouveau décret du ministre de la Sécurité publique du Québec.

Maxime Pedneau-Jobin n'exclut pas la possibilité de demander des dérogations, en envoyant systématiquement les demandes des citoyens à un comité d'experts à Québec.

Mais, il veut d'abord prendre le temps de comprendre tous les rouages de ce nouveau décret, car précise-t-il, il y a beaucoup de situations particulières dans ce dossier.

« Je veux qu'on prenne le temps de regarder ça parce que les citoyens ont besoin d'informations précises et je ne veux pas dire d'inexactitudes. Je pourrais me réexprimer plus tard cette semaine », a-t-il convenu, mardi.

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