Au lendemain de la mort d'une femme qui aurait été attaquée par un pitbull, le conseiller municipal Jocelyn Blondin n'exclut pas la possibilité que Gatineau interdise ce type de chien sur son territoire.

Selon lui, le conseil municipal se penchera probablement sur l'encadrement des chiens de type pitbull.

Le conseiller Jocelyn Blondin, aussi responsable de la Sécurité publique à Gatineau, croit qu'un débat sur la réglementation de ces chiens aura lieu, car celle-ci contient certaines failles.

Selon le conseiller, les maîtres des chiens pitbulls sont souvent la source des attaques qui surviennent

« C'est souvent la personne qui possède le chien qui est le problème. J'ai vu une attaque d'un pitbull sur un autre chien. J'ai constaté que c'était le comportement des propriétaires qui était problématique », dit-il.

La morphologie de ce type de chien fait aussi partie du problème, croit Jocelyn Blondin. « C'est la puissance de sa mâchoire et la forme de ses dents qui font en sorte que c'est un chien qui ne mord pas, il arrache la peau. Et c'est souvent un chien qui a l'instinct d'attaque. »

Québec se penche sur la question

Le ministère de la Sécurité publique du Québec a annoncé, jeudi, la création d'une table de travail sur la réglementation encadrant les chiens considérés dangereux.

En plus de ce ministère, l'Union des municipalités du Québec (UMQ), la Fédération québécoise des municipalités (FQM) ainsi que le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation participeront aux discussions.

La possibilité de mettre en place une loi provinciale fera partie des scénarios étudiés. Présentement, la question est du ressort des municipalités.

C'est d'ailleurs ce qu'avait plaidé, quelques heures avant de faire volte-face, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, qui avait renvoyé la balle dans leur camp, même s'il avait admis qu'une « réflexion » s'imposait.

Le mois dernier, son collègue à l'Agriculture, aux Pêcheries et à l'Alimentation, Pierre Paradis, avait lui aussi attribué cette responsabilité aux villes, en vertu des pouvoirs que leur confère la loi sur la sécurité et le bien-être des animaux, pilotée par son ministère et adoptée en décembre dernier.

Trouvant la réponse du gouvernement trop timide, la Coalition avenir Québec (CAQ) a critiqué son « manque de leadership ».

« Ce matin, c'étaient les villes, cet après-midi, on va revoir la réglementation », a critiqué la porte-parole de la CAQ en matière d'agriculture, de pêcheries et d'alimentation, Sylvie D'Amours. « Moi, je pense qu'on est rendu au temps de légiférer », a-t-elle lancé au cours d'un point de presse.

« Ça a pris un décès pour qu'on commence à se réveiller », a déploré la députée, qui a réclamé une loi encadrant les chiens dangereux l'automne dernier.

La situation est gérée différemment en Ontario, qui a adopté une loi pour bannir les pitbulls dans l'ensemble de la province en 2005.

Le gouvernement Couillard n'a pas précisé la date de la création de la table de travail ni l'identité de son président.

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