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Intervention policière controversée à Gatineau : le SPVG réagit

À la suite des nombreuses réactions suscitées par une intervention policière, vendredi soir, dans le secteur de Hull, le Service de police de la Ville de Gatineau a livré sa version des faits, aujourd'hui.

L'intervention s'est déroulée dans le cadre d'une fête, organisée par l'entremise des réseaux sociaux, qui rassemblait plus de 300 adolescents, dans le sous-sol de l'église Notre-Dame-de-la-Lorette, à Gatineau.

Les participants sortaient dans les rues après l'événement lorsqu'une bagarre a éclaté. Certains jeunes ont accusé les policiers d'avoir utilisé une force excessive pour calmer les esprits.

La porte-parole du SPVG, Andrée East, affirme que ce sont deux agents de sécurité qui ont appelé les autorités, parce qu'ils avaient perdu le contrôle de la situation.

Quand les policiers sont arrivés, ils disent avoir constaté de nombreux débordements et fait face à des jeunes qui résistaient à leur intervention.

« On pourrait décrire l'énergie comme étant forte. Il y avait beaucoup de grabuge, beaucoup de gens qui criaient, qui troublaient la paix », explique l'agente East.

Selon cette dernière, il est difficile de juger, seulement à partir des images qui ont été tournées ce soir-là, si les policiers ont agi adéquatement.

Elle soutient cependant qu'une vérification est en cour, afin de s'assurer que toutes les procédures et directives ont été suivies.

« On va vérifier tous les rapports qui ont été produits, par les différents agents qui étaient présents sur les lieux, vont être analysés », détaille Andrée East.

Elle affirme par ailleurs qu'aucune accusation n'a été déposée dans ce dossier.

Un père en colère

Dans une entrevue accordée hier à Radio-Canada, le père de l'un des adolescents, Jean Lévesque, a vigoureusement dénoncé le traitement dont son fils, Jean-François, avait fait l'objet.

L'arrestation de ce dernier a été filmée et il dit avoir été violenté. Il ressent notamment de douleurs intenses à la mâchoire.

Le père a décidé d'emmener son fils, cet après-midi, au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO), afin de le faire examiner.

Il a fermement l'intention de déposer une plainte en déontologie policière, relativement à la conduite des agents qui ont interpellé son garçon.

M. Lévesque envisage même de poursuivre la Ville de Gatineau, si les policiers étaient reconnus coupables de fautes professionnelles.

D'après des informations de Mathieu Gohier et Patrick Foucault

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