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Investir dans les services sociaux pour prévenir les fusillades à Ottawa

Au moins une demi-douzaine de fusillades sont survenues à Ottawa depuis le début de l'année 2018, un phénomène qui pourrait être jugulé en investissant dans les services sociaux, croit un professeur de criminologie à l'Université d'Ottawa.

« Il faut vérifier qu’il y ait assez d’argent investi dans les services sociaux. C’est toujours la même chose », a commenté le professeur Irvin Waller. « On dépense d’abord pour la police au lieu de dépenser de manière équilibrée et intelligente. »

Des villes comme New York et Glasgow, en Écosse, sont des modèles en la matière pour lui.

Les actions combinées de la police et des services sociaux ont fait baisser de moitié les attaques au couteau à Glasgow. La police a limité le port d'armes, demandé l'aide du public pour identifier des suspects et renforcé la dissuasion de façon à enrayer les actes de vengeance. De leur côté, les travailleurs de rue sont allés à la rencontre des jeunes pour les convaincre de retourner en classe et de quitter les gangs de rue.

La ville de New York a aussi enregistré une baisse de la criminalité avec ces actions ciblées, selon M. Waller.

Bien que le début de l'année ait été marqué par un grand nombre d'actes criminels à Ottawa, le professeur Waller estime qu'il est encore trop tôt pour parler d'une « tendance lourde ».

Il rappelle également que contrairement aux homicides, le décompte des fusillades est statistiquement moins précis, certaines d'entre elles n'étant pas signalées à la police.

« Dans les deux dernières années, on a eu un taux d’homicide beaucoup plus élevé que la normale. On a un défi qui est important et sur lequel il faut se concentrer », a conclu M. Waller.

En 2017, Ottawa a été le théâtre de 73 fusillades et de 15 homicides.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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