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Irma : des résidents d'Ottawa et de Gatineau vivent des heures angoissantes

À quelques heures du passage de l'ouragan Irma dans les Caraïbes, des résidents d'Ottawa et de Gatineau ont confié leur peur, leur stress et leurs angoisses. L'ouragan de catégorie 5 a touché les gens de notre région de multiples façons.

Un texte d'Angie Bonenfant

DANIEL SCOTT, aux Îles Turquoises

Les vacances auront été de courte durée pour Daniel Scott et sa famille dans les Îles Turquoises. L'Ottavien et ses proches sont prisonniers de l'archipel, depuis dimanche et sont incapables de trouver un vol qui pourrait les rapatrier au Canada. À fleur de peau, la peur au ventre, isolés, ils ont attendu - impatiemment - une bonne nouvelle de leur compagnie aérienne.

Au moment d’écrire ces lignes, la famille présageait le pire. Plus les heures avançaient, plus leur chance d'être rapatriés diminuait. La perspective de rester sur place alors que l'ouragan allait frapper les Îles Turquoises de plein fouet devenait de plus en plus réelle et cauchemardesque. « On doit se résigner. Les bâtiments semblent suffisamment solides pour résister à un ouragan, mais je ne suis pas un spécialiste », a évoqué M. Scott. « On ne sait pas à quoi s'attendre. Un tel ouragan, on n'a jamais vécu ça. »

Coincée, la famille Scott prévoit vivre 48 heures de terreur barricadée dans sa chambre d'hôtel.

CHRISTINE LÉONARD, à Ottawa, en route vers Punta Cana en République dominicaine

Christine Léonard a vécu de longues heures d'angoisse et de stress avant d'apprendre que son voyage à Punta Cana, en République dominicaine, a été annulé par son agence de voyages. À quelques heures de son départ, la résidente d'Ottawa ne savait pas encore si elle s'envolait vers une région qui se trouve dans la trajectoire de l'ouragan. Que faire? Christine Léonard a passé de nombreux appels auprès de sa compagnie aérienne pour avoir l'heure juste, sans succès.

« C'est certain, c'est un stress qui n'est pas plaisant à vivre », a exprimé la fonctionnaire fédérale. « J'imagine que ce n'est rien comparé à ce qu'ils doivent vivre là-bas. » Maintenant, il ne lui reste plus qu'attendre et suivre la trajectoire d'Irma par le biais des bulletins d'information. Elle planifiera un nouveau voyage, vers la Jamaïque, si l'ouragan épargne cette partie des Antilles.

MARIANE LEDUC, Puerto Plata en République dominicaine

Le moins que l'on puisse dire c'est que Marianne Leduc a échappé de justesse aux griffes de l'ouragan Irma. En vacances à Puerto Plata, en République dominicaine, la responsable des communications pour le Service de police de la Ville de Gatineau fait partie de ceux qui ont eu la chance d'être rapatriés au Canada avant que ne frappe le cyclone. Un départ salutaire organisé à la dernière minute. « On a été informé, il y a deux heures qu'on avait trouvé des vols », a-t-elle expliqué.

Habituée à de hauts niveaux de stress, Mme Leduc a pris son mal en patience. Tous les vacanciers n'ont toutefois pas cette capacité. « Ce qui affectait le moral des gens, surtout, ce sont les nouvelles des États-Unis diffusées sur la situation à Puerto Rico, alors qu'ici on était incapable de savoir ce que faisaient les autorités dominicaines pour se préparer », a-t-elle rapporté. « Il manquait beaucoup d'information, même auprès de l'hôtel, et il y avait beaucoup de rumeurs. »

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