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« Je ne suis pas irremplaçable », dit Madeleine Meilleur

Au lendemain de l'annonce de sa démission, la procureure générale et ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur, est revenue sur les raisons qui motivent sa décision et l'héritage qu'elle laissera avec Philippe Marcoux, à l'émission Les matins d'ici.

Interrogée sur les motifs qui l'ont poussée à se retirer maintenant de la vie politique, la députée d'Ottawa-Vanier a simplement rétorqué qu'il n'y avait jamais un « bon moment pour quitter en politique » et qu'elle n'était pas « irremplaçable ».

En entrevue, elle n'a pas souhaité s'étendre en détail sur ses raisons, mais Mme Meilleur a publié un communiqué, hier, expliquant qu'elle souhaitait passer plus de temps avec sa famille et ses proches.

Elle a ajouté qu'elle continuera à se pencher sur certains dossiers, notamment tout ce qui touche les francophones.

« Je ne faisais pas juste les affaires francophones, j'avais beaucoup d'autres dossiers différents. Mais, bien sûr, parce que cela fait 13 ans que je suis aux Affaires francophones, ça fait partie de mon ADN », a-t-elle reconnu.

Mme Meilleur, infirmière et avocate, a aussi occupé les fonctions de ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, ministre des Services sociaux et communautaires et ministre de la Culture.

Son héritage et sa succession

Madeleine Meilleur dit que, quand elle est devenue ministre des Affaires francophones en 2003, il y avait toute une liste de choses qu'elle voulait réaliser. Près de 13 ans plus tard, elle estime pouvoir se retirer avec le sentiment du devoir accompli.

« J'ai adoré travailler avec les Franco-Ontariens. Je les ai connus encore plus et j'admire encore plus tous ces gens-là, qui à leur façon, dans leur milieu, dans les quatre coins de la province, ont milité, se sont battus et ont fait avancer les droits des Franco-Ontariens », clame-t-elle.

Mme Meilleur a reconnu qu'elle était déchirée à l'idée de mettre un terme à sa carrière politique, notamment parce qu'elle ne voulait pas que les citoyens d'Ottawa-Vanier se sentent abandonnés, déjà que leur député fédéral, Mauril Bélanger, a de graves problèmes de santé.

Une élection partielle devra être organisée à une date ultérieure qui n'a pas encore été divulguée. Madeleine Meilleur croit que la relève est bien présente et saura reprendre le flambeau.

Trois ministres quitteront le cabinet

En plus de Madeleine Meilleur, le ministre ontarien des Affaires municipales, Ted McMeekina, et le ministre délégué aux Affaires des personnes âgées, Mario Sergio, ont également annoncé leur démission. 

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