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Jeu de nature sexuelle à l'UQO : « Nous sommes des cons », disent les organisateurs

Les trois responsables du jeu à caractère sexuel qui a semé la controverse à l'Université du Québec en Outaouais (UQO), la semaine dernière, s'excusent et disent avoir été « cons ».

« Nous sommes des jeunes cons », peut-on lire dans une lettre signée par Erik Colto, Moke Langevin et Félix Paquet, « de jeunes cons qui ont fait une grave erreur et qui l'[assument] pleinement ».

Les trois responsables de la délégation de l'UQO aux Jeux de la communication affirment qu'ils n'ont jamais anticipé l'ampleur que prendraient leurs actions.

« Nous nous sentons honteux et désemparés non seulement en raison de nos agissements, mais aussi envers tout le monde que nous avons blessé sans le vouloir », écrivent-ils. « Nous sommes sous le choc, et nous nous sentons surtout détruit[s] par la situation. »

Le trio a par ailleurs remis sa démission au comité organisateur des Jeux de la communication, une olympiade interuniversitaire annuelle pour les étudiants en journalisme et en communication.

Joints au téléphone, MM. Colto, Langevin et Paquet ont décliné notre demande d'entrevue.

Une partie du financement des Jeux remise en question

Vendredi, l'Association générale des étudiants de l'Université du Québec en Outaouais (AGE-UQO) a annoncé la suspension du financement lié aux Jeux de la communication.

Voilà que le Département de communication de l'Université de Montréal lui emboîte le pas et suspend aussi sa subvention à l'événement, qui doit avoir lieu à l'Université de Sherbrooke en mars prochain.

« Nous tenons ainsi à dénoncer le sexisme et les comportements discriminatoires inacceptables qui, selon nos informations, ont été observés dans la préparation des Jeux lors des dernières années », peut-on lire sur la page Facebook du Département.

Le Département de communication se dit prêt à revoir sa décision en 2018, « si des changements significatifs à la culture des Jeux de la communication étaient apportés ».

De son côté, le chef de la délégation de l'Université de Montréal, Anthony Bissonnette, a réagi en indiquant que la délégation a « entrepris la rédaction d'un code d'éthique pour prévenir des gestes qui auraient pu avoir lieu au cours des dernières années ». Ce code, qui a été rédigé lors de l'entrée en poste des nouveaux responsables en avril dernier, « prévoit d'ailleurs que quiconque ne le respecte pas fera face à l'expulsion pure et simple de la délégation ».

M. Bissonnette rappelle enfin que sa délégation a condamné les gestes des responsables de l'UQO.

Avec les informations du journaliste Jérôme Bergeron et d'Emilie Beaulieu

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