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« Justice a été rendue » - Marylynn Poucachiche

Marylynn Poucachiche, la soeur de Rosianna, la jeune Autochtone assassinée à Lac-Rapide, en Outaouais, espère pouvoir tourner la page maintenant que le présumé meurtrier de sa petite soeur a été arrêté, 17 ans après les faits.

« Il y a beaucoup d'inquiétude, de bonheur, mais aussi de la tristesse. Nous avons toutes sortes d'émotions en ce moment », a déclaré Marylynn Poucachiche en entrevue avec CBC.

Mme Poucachiche, qui avait une vingtaine d'années au moment des faits, a raconté les années éprouvantes qu'a dû traverser sa famille suite au meurtre brutal de sa petite soeur, qu'elle a décrite comme une personne « sociable, active, avec beaucoup d'ambition ».

« C'était dur pour la famille, surtout qu'on savait que ce gars était de la communauté. Tout le monde se connaît ici », a-t-elle expliqué.

Son père, décédé des suites d'un cancer en octobre dernier, n'aura jamais vu le meurtrier présumé de sa fille faire face aux tribunaux.

« Je sais qu'il aurait été heureux de savoir que la justice a été rendue », a-t-elle confié avec émotion.

L'enquête nationale, un tournant?

Mme Poucachiche a expliqué avoir « perdu confiance en la police » pendant plusieurs années, mais estime que le débat suscité par l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a changé la donne.

Ainsi, si la Sûreté du Québec (SQ) soutient que son équipe d'enquête des crimes non résolus enquêtait sur le meurtre depuis 10 ans, la soeur de Rosianna Poucachiche affirme avoir été « laissée dans le noir pendant des années, jusqu'à il y a deux ans », lorsque des enquêteurs de Montréal l'ont rencontrée.

Mme Poucachiche a affirmé qu'elle serait au tribunal, avec ses trois autres frères et soeurs, lorsque le suspect sera de retour en cour le 19 juillet.

« Je veux qu'il aille en prison, il a été libre trop longtemps », a-t-elle déclaré.

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