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Kafé-Karamel, un festival aux accents de plus en plus diversifiés

Le Festival Kafé-Karamel, qui se tient dans le Vieux-Hull du 20 au 22 juillet, a pris son envol il y a cinq ans maintenant. Si, à ses débuts, l'événement avait surtout une saveur afro-latine, la programmation laisse de plus en plus de place à d'autres cultures.

Un texte d’André Dalencour pour Tout inclus

Soyons honnêtes, ce n’est pas à un festival baptisé Kafé-Karamel que l’on s’attend à apprendre l'art du rangoli – ces dessins à même le sol pratiqués au Népal et en Inde – ou à assister à une démonstration de danses autochtones. Et pourtant, ce grand écart culturel ne fait pas peur aux organisateurs.

« On fête notre cinquième anniversaire, donc ça commence quand même à se développer, à avoir une certaine clientèle. Il y a aussi beaucoup d’artistes qui nous contactent, donc c’est vraiment d’essayer d’avoir un bon "mix" pour pouvoir en donner un peu à tous les goûts. Ça devient un "melting-pot" », justifie Aïchatou Touré, la responsable de la communication et de la programmation de l’événement.

Plus de festivals, mais encore du travail

L’un des objectifs de ce festival est de créer des rencontres entre les Gatinois. Il faut dire cependant que ce ne sont pas les occasions qui manquent dans la région, entre le Festival des cultures du monde à Gatineau ou tous les événements à saveur ethnique de l’autre côté de la rivière des Outaouais.

« Avoir des festivals comme ça, qui permettent d’avoir ce mélange de culture, je pense qu’il y a totalement de la place maintenant, c’est pour ça qu’on en voit de plus en plus », affirme Mme Touré.

Ce foisonnement est aussi le signe d’un certain esprit d’ouverture de la société canadienne, même s’il y a encore du travail, selon elle.

« Que ce soit à Gatineau, que ce soit ailleurs, il y a encore beaucoup de chemin à faire en matière d’intégration. Il y a beaucoup d’organismes qui travaillent fort là-dessus », rappelle Mme Touré, qui siège au sein de plusieurs associations. « Mais je pense que pouvoir intégrer cette partie de composante culturelle, ça permet de faire un bout de chemin parce que souvent, c’est l’inconnu dont on a peur. »

La rue Laval, et après?

Pour le moment, la programmation de Kafé-Karamel se déroule essentiellement dans le secteur de la rue Laval. Plusieurs établissements tels que Le Petit Chicago, Le Troquet ou le restaurant Aux 4 jeudis sont d’ailleurs des partenaires du festival.

« Le faire au centre-ville de Hull, c’est encore plus pour positionner ça au cœur de la ville, pour permettre aux gens de participer », explique Mme Touré.

Certains commerçants verraient bien l’événement déborder un peu plus sur d’autres secteurs du Vieux-Hull. Ils auraient aimé, par exemple, utiliser un terrain vague des environs pour y établir des kiosques.

« Il y a moyen de moyenner », laisse entendre Mme Touré, qui y voit une « bonne piste de réflexion ». Elle indique qu’elle ne manquera pas de soulever cette suggestion lors de la prochaine réunion des organisateurs du festival.

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