Retour

Kapuskasing déçue du peu d’inscriptions au tournoi de hockey Franco Filles

Seulement huit équipes ont participé à l'événement sportif la semaine dernière à Kapuskasing. Au même moment, 50 équipes s'affrontaient à Cambridge lors du tournoi franco-ontarien de hockey masculin.

Un texte de Marie-Hélène Ratel

Les organisateurs de l’École Cité des Jeunes de Kapuskasing voyaient le tournoi comme une bonne occasion pour faire découvrir le Nord de l’Ontario à des élèves des quatre coins de la province.

Mais seulement trois écoles du sud de la province ont fait le voyage : Franco-Cité d'Ottawa, Pierre-Savard d'Ottawa et Nouvelle-Alliance de Barrie.

Selon l’organisatrice et enseignante Josée Caron, le lieu de l’événement et le moment auquel il a eu lieu ont rendu la participation des écoles difficiles.

Le mois d’avril est très chargé pour les joueuses de hockey féminin en Ontario qui terminent leur saison. Entre les tournois régionaux et provinciaux et les essais qui commencent pour la saison suivante, le tournoi de hockey Franco Filles se présente à un moment bien inopportun. La saison de hockey masculin, elle, est déjà terminée à ce moment.

L’enseignant Gaston Lamoureux a été confronté au même problème l’an dernier, lorsque l’École secondaire catholique Nouvelle-Alliance se préparait à accueillir l’événement à Barrie. Seulement 16 équipes y ont pris part.

Une occasion d’échanger entre Franco-Ontariens

La mère de famille de Kapuskasing, France Vallières, se désole de ne pas avoir eu l’occasion de faire découvrir la communauté franco-ontarienne du Nord de la province à un plus grand nombre de jeunes élèves.

Ses trois enfants ont terminé le secondaire, mais ils ont pris part aux tournois de hockey franco-ontariens à de nombreuses reprises dans le passé, peu importe où cela avait lieu.

Des solutions envisagées

L’École secondaire catholique Franco-Cité d’Ottawa accueillera le tournoi en 2018. Elle en déterminera la date et pourrait considérer le repousser de quelques semaines.

Mais une autre réalité tracasse Josée Caron, qui considère que le hockey féminin devrait avoir autant de reconnaissance que le hockey masculin.

Selon elle, l’écart est encore trop grand entre le nombre d’équipes féminines et masculines qui s’inscrivent aux deux événements chaque année et il est de la responsabilité des enseignants de faire un effort.

Josée Caron ajoute qu’il est essentiel que les deux événements aient lieu à des moments distincts, pour en assurer le succès.

L’organisateur du tournoi masculin de 2017, Frédéric Mercier, n’est pas du même avis. Il croit plutôt qu’une meilleure collaboration entre les deux événements serait bénéfique.

Il soutient que si les deux tournois se tenaient dans la même région au même moment, cela faciliterait la participation des écoles.

Plus d'articles

Commentaires