La chef du Parti libéral de l'Ontario, Kathleen Wynne, sera encore une fois de passage à Ottawa, aujourd'hui. Elle effectuera une visite éclair à Kanata, ce soir. Il s'agit de sa quatrième visite dans la capitale nationale, en un mois.

Un texte d'Angie Bonenfant

Les élections s'annoncent difficiles pour le clan libéral et Mme Wynne est en pleine opération séduction, estime Éric Grenier, principal analyste des sondages pour le réseau anglais de Radio-Canada.

Elle maximise ses présences sur le terrain à Ottawa pour motiver les troupes et faire le plein de votes en prévision du 7 juin prochain.

De son côté, le chef du Parti conservateur, Doug Ford, n'a effectué qu'un seul arrêt à Ottawa, en début de campagne. Tandis que la chef néo-démocrate, Andrea Horwath, n'est pas encore venue dans la capitale nationale.

Conserver ses acquis

M. Grenier pense que Mme Wynne cherche à sauver les meubles en effectuant de nombreuses visites dans la capitale nationale, parce que c'est dans cette région que « les libéraux ont de meilleures chances de garder quelques sièges ».

La région d'Ottawa compte 10 circonscriptions. Six comtés sont présentement entre les mains du Parti libéral, trois sont représentés par les conservateurs et une circonscription, récemment créée en vertu d'un redécoupage électoral, n'a pas encore de représentant à Queen's Park.

La première ministre Wynne est également la chef qui compte le plus de kilométrage au compteur. Depuis le début de la campagne, elle a parcouru 2221 kilomètres et fait 16 arrêts.

Le chef du Parti conservateur Doug Ford a parcouru 1932 kilomètres et a visité 15 municipalités, tandis que la chef néo-démocrate Andrea Horwath a sillonné 1407 kilomètres et visité 12 villes.

« Il est normal pour la chef libérale de faire autant de route, car elle est la première ministre sortante et les libéraux ont beaucoup d'appuis dans le nord et le sud-ouest de la province. Sa présence dans toutes les régions de la province envoie, selon moi, un signe que le parti est prêt à se battre pour chaque comté partout en Ontario », évalue M. Grenier.

« C'est peut-être aussi une indication que les libéraux ne savent pas pour le moment où les élections vont se jouer. »

Toronto a la cote

Les trois chefs ont, au moins, fait chacun plusieurs arrêts à Toronto, Scarborough, Mississauga et Etobicoke. À elle seule, Mme Wynne s'est arrêtée quatre fois dans la Ville-Reine.

« Il est essentiel pour les libéraux d'avoir de bons résultats à Toronto. Il est possible pour eux de presque gagner un gouvernement majoritairement seulement avec les sièges de Toronto et de sa banlieue. En 2014, c'est la région qui a tout décidé pour eux », rappelle M. Grenier.

« Si les libéraux perdent les banlieues torontoises, prédit l'analyste, ce sera la fin de ce gouvernement! »

Plus d'articles

Vidéo du jour


Légalisation du cannabis: 6 choses essentielles à savoir