Retour

Kathleen Wynne nie avoir « peur » d'une enquête publique

La première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne espère que le public verra qu'elle est de « bonne foi », alors qu'elle propose une réforme du financement électoral.

En entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils de Radio-Canada, elle a rejeté l'idée d'une enquête publique comme au Québec, soutenant que la réforme qu'elle met de l'avant « n'est pas le résultat d'une allégation d'illégalité, [...] mais parce que nous avons besoin de règles modernes ».

Le gouvernement a fait face à une avalanche de critiques au cours des dernières semaines. Mme Wynne et ses ministres ont été accusés de se placer en situation de conflit d'intérêts en organisant des soupers-bénéfice privés pour lesquels des gens d'affaires paient des milliers de dollars le couvert afin de pouvoir discuter avec des membres du Cabinet.

La première ministre affirme, toutefois, qu'il est « malhonnête » de la part des partis d'opposition de montrer les libéraux du doigt, parce qu'ils ont eu recours eux aussi à des soupers-bénéfice.

Mme Wynne nie par ailleurs que ces événements de financement aient influencé les politiques de son gouvernement. 

Pas besoin de l'UPAC

Pour sa part, la procureure générale Madeleine Meilleur « ne voit pas » l'utilité de former une escouade anticorruption comme l'UPAC au Québec.

Le chef de l'opposition, le conservateur Patrick Brown, affirme, au contraire, que la première ministre est « seulement intéressée par sa survie politique » et qu'elle « cache beaucoup de choses ». Il réclame une enquête publique pour faire la lumière sur ce qui s'est passé en Ontario, suggérant que des ministres libéraux ont pu être influencés par des gens d'affaires dans l'octroi de contrats.

La chef du NPD, Andrea Horwath, reproche elle aussi à la première ministre de vouloir réformer le système « derrière des portes closes à Queen's Park » plutôt que de mener de véritables consultations publiques.

De son côté, Mme Wynne accuse les chefs conservateur et néo-démocrate de n'avoir « rien eu de substantiel » à lui proposer hier lors de leur rencontre pour discuter de la réforme du financement électoral.

Mme Wynne souligne, par exemple, que si les dons des syndicats et des entreprises sont bannis à partir de janvier, il faudra mettre en place un programme de subvention publique des partis, du moins pendant une période de transition avant les élections générales de 2018.

 

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine