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L'AEFO a accepté 500 000 $ de la province 

La province a versé un demi-million de dollars au syndicat des enseignants franco-ontariens, l'AEFO, pour l'aider à couvrir ses dépenses lors des dernières négociations contractuelles, une pratique qui soulève la controverse.

De leur côté, la Fédération des enseignants des écoles secondaires et l'Association des enseignants catholiques anglophones ont empoché un million chacune, alors que le syndicat des enseignants des écoles publiques anglaises du primaire dit avoir refusé tout paiement provincial.

La ministre de l'Éducation, Liz Sandals, a défendu la pratique, qui a coûté 2,5 millions au total. Elle a expliqué que le nouveau processus de négociation implanté par les libéraux, avec ses tables de discussion provinciale et locales, a nécessité « plus de temps et de ressources de la part de toutes les parties impliquées ».

La ministre a aussi nié avoir puisé de l'argent dans un fonds destiné aux élèves en difficulté afin de financer les augmentations salariales des enseignants.

Le président de l'AEFO, Carol Jolin, a refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada.

Le syndicat des enseignants francophones indique dans une brève déclaration écrite : « Le protocole d'accord central (entente de principe), signé par l'AEFO, le gouvernement et les conseils scolaires stipule que 500 000 $ seront versés à l'AEFO pour couvrir les frais opérationnels occasionnés par la négociation collective. Il est important de noter que ces frais ne touchent pas les services aux élèves et que la négociation provinciale s'est déroulée pendant une longue période, conformément à la nouvelle Loi sur la négociation collective dans les conseils scolaires. »

Négociations ardues :

  • Après un an de négociations particulièrement difficiles marquées notamment par une loi spéciale pour forcer le retour au travail de centaines d'enseignants en grève dans les écoles publiques anglaises du secondaire des régions de Peel, de Durham et de Sudbury, leur Fédération avait été le premier des quatre syndicats d'enseignants de la province à conclure une entente de principe avec le gouvernement, en août dernier. 
  • L'accord avait ensuite servi de modèle pour les négociations contractuelles avec les autres syndicats d'enseignants.
  • Les enseignants francophones avaient conclu un accord juste avant la date butoir pour le déclenchement d'une grève du zèle
  • À l'heure actuelle, seuls les enseignants des écoles publiques anglaises du primaire n'ont pas conclu d'entente de principe.

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