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L'aéroport d'Ottawa dit qu'il ferait un mauvais voisin pour l'Armée du salut

L'Administration de l'aéroport international d'Ottawa estime que ses activités sont trop bruyantes pour que l'Armée du salut puisse aller de l'avant avec un projet dans le sud-ouest de la capitale nationale.

L’organisme, qui vient en aide aux plus nécessiteux, est déjà installé au 2201, chemin Jockvale, dans le secteur de Barrhaven.

Il a fait l’acquisition d’un terrain situé au 102, promenade Bill Leathem, il y a un an. L’idée est d’y construire une église, un centre communautaire, un gymnase et des bureaux d’ici à 2018.

Cette parcelle se trouve en plein dans la Zone d’influence d’exploitation de l’aéroport (ZIEA). Il s'agit d'un périmètre où l’aménagement de bâtiments sensibles au bruit est interdit en raison des perturbations sonores engendrées par les aéronefs volant à basse altitude.

Ce zonage particulier permet ainsi d’exclure les maisons de retraite, les garderies, les lieux de culte, les écoles et les bibliothèques, qui sont tous sensibles à la pollution par le bruit.

L’opposition de l’aéroport

Dans ce contexte, les responsables de l’aéroport international d’Ottawa ne considèrent pas d’un bon œil le projet de l’Armée du salut, qui pourrait voir le jour à 3,5 km de ses installations.

« Ce que nous voulons éviter, c’est que les plaintes liées au bruit nuisent à nos activités, à notre capacité d’assurer nos heures d’activité », précise la porte-parole de l’aéroport, Krista Kealy.

L’Armée du salut se dit néanmoins prête à se battre pour que le projet se réalise, alors que ce dernier doit encore obtenir l’aval du Comité de l’urbanisme de la Ville d’Ottawa.

« En construisant dans ce genre de secteur, nous devons nous assurer qu’il y a dans l’édifice des matériaux qui permettent de limiter le bruit, donc c’est ce que nous faisons », soutient le pasteur James Mercer, qui mène le projet.

Mme Kealy doute cependant que ces mesures d’atténuation du bruit soient suffisantes et elle croit qu’il ne faut pas en négliger l’impact à long terme.

La balle est dans le camp de la Ville

Le conseiller Gloucester-Nepean-Sud, Michael Qaqish, se dit sensible à l’opposition de l’aéroport, mais il ne peut pas nier les mérites du projet.

« Je sais que nous sommes très intéressés au niveau local pour que des initiatives, des activités, des loisirs et des services sociaux comme ceux-ci voient le jour à Barrhaven », souligne-t-il. « De ce point de vue, je suis vraiment en faveur [de ce projet]. »

Il dit comprendre que le site ne soit pas idéal, mais il estime qu’il serait dans l’intérêt de tous qu’un compromis soit trouvé.

Advenant que le conseil municipal ne donne pas son accord, James Mercer promet que l’affaire sera portée en appel devant la Commission des affaires municipales de l’Ontario (CAMO).

L’Administration de l’aéroport international d’Ottawa a elle aussi laissé entendre qu’elle en ferait de même, si elle n’obtenait pas gain de cause.

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