Retour

L’aéroport d’Ottawa obtient une injonction, mais pas  le départ des chauffeurs de taxi en lock-out

Excédées par le mouvement des chauffeurs de taxi, qui occupent depuis quatre jours le devant de l'aérogare, les autorités aéroportuaires d'Ottawa ont obtenu une injonction qui encadre la protestation des manifestants.

Dans sa décision, le juge a décidé que les chauffeurs pouvaient former une ligne de piquetage de 20 personnes, sur le terre-plein devant la zone des arrivées, tant que cela se faisait de manière respectueuse.

Les chauffeurs de taxi ont le droit de distribuer des tracts à la porte sud de l'aérogare, près du kiosque d'OC Transpo, et près de la porte centrale. Ils peuvent en outre poster deux personnes à la porte qui donne accès à la zone des départs.

Ils peuvent aussi former une ligne de piquetage pendant un maximum de 18 heures par jour et seulement 10 voitures peuvent effectuer des rotations autour de l'aéroport.

Les chauffeurs ne peuvent cependant plus utiliser de porte-voix ou de mégaphones pour crier leur colère.

L'injonction est permanente et entre en vigueur dans l'immédiat.

Une question de sécurité

L'aéroport d'Ottawa demande à la cour de mettre fin aux protestations bruyantes des chauffeurs de taxi, pour des raisons de sécurité.

« Nous avons ressenti le besoin de déposer une injonction, afin de garantir la sécurité de nos passagers, de nos employés et de toutes les personnes sur qui [ce lock-out a] a un impact », explique la porte-parole de l'aéroport, Krista Kealey.

En cette quatrième journée de lock-out, quatre autobus ont été placés devant l'aérogare, afin d'empêcher les chauffeurs de former une ligne de piquetage et de permettre aux autres compagnies de taxi d'embarquer des passagers.

Les chauffeurs ont décidé de faire le tour de l'aéroport en klaxonnant, pendant que d'autres protestataires criaient des messages à l'aide de porte-voix.

Plus d'articles

Commentaires