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L'agence Orkestra donne finalement une place égale au français

L'agence gatinoise Orkestra a indiqué samedi matin avoir compris la sensibilité des citoyens francophones de la région, après avoir essuyé deux fois plutôt qu'une des critiques quant à la prédominance de l'anglais dans le marketing des évènements qu'elle a lancés cette semaine.

La Course de nuit-Midnight Race, qui aura lieu cet été au Mont-Cascades, en Outaouais, aura maintenant son logo en français en plus de son logo en anglais.

Plus tôt cette semaine, Orkestra avait aussi dû ajouter une version française à son Sugar Lumberfest, organisé à Ottawa dans le cadre des festivités du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, qui s’appellera aussi La Cabane à sucre urbaine

Le vice-président de l’agence Orkestra, Alex Van Dieren, estime avoir agi rapidement. « En 24 h, refaire les logos, ajuster des sites web, je pense que c’est plus que respectable », a-t-il souligné.

On a ajusté le tir et on est prêt à aller de l’avant.

Alex Van Dieren, vice-président de l'agence Orkestra

M. Van Dieren a admis que son équipe n’avait pas réfléchi à la place du français avant de présenter ses logos en anglais seulement ou à prédominance anglophone.

« La raison derrière ça est que ce sont des évènements qu’on cherche à exporter. La notoriété d’un évènement qui va être déplacée dans des milieux anglophones doit être bâtie autour de sa marque de communication », a-t-il plaidé.

Alex Van Dieren croit que la population francophone va bien réagir au changement de cap de son agence. « Les gens de la communauté francophone sont très fiers de voir une agence québécoise qui exporte des projets extraordinaires, qui investit plusieurs centaines de milliers de dollars dans la région, dans l’événementiel, dans le but de faire rayonner notre magnifique région de l’Outaouais. »

Le maire d’Ottawa salue le changement de cap

De son côté, le maire d’Ottawa est satisfait des changements apportés par Orkestra.

« Pour nous autres, c’est vraiment important que les compagnies respectent le bilinguisme de notre ville ici à Ottawa », a soutenu le maire.

C'est une compagnie qui vient de Gatineau, ironiquement.

Jim Watson, maire d'Ottawa

Dans un courriel, le directeur d’Ottawa 2017, Guy Laflamme, a affirmé de son côté qu’il y avait une exigence de bilinguisme au départ et dit avoir tenu pour acquis que des noms français et anglais seraient utilisés.

M. Laflamme a écrit « avoir constaté lors de l’annonce que l’affichage ne comportait que le nom en anglais », pour avoir ensuite convenu d’un commun accord d’apporter la modification.

L’Association canadienne-française de l’Ontario, elle, croit que tout ceci aurait pu être évité.

Le président de l'organisme Impératif français, Jean-Paul Perreault, a pour sa part été déçu par les arguments de M. Van Dieren. « Si vous pensez que la seule façon de rayonner internationalement, d'exister, c'est par l'anglais, c'est une vision malade, qui nie la démocratie culturelle, qui nie la diversité, qui nie notre existence », a soutenu M. Perreault.

La firme Orkestra souhaite maintenant tourner la page sur cette controverse et assure que les correctifs seront apportés dès lundi.

Avec les informations de Lorian Bélanger et Mireille Langlois

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