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L’arboriculture, un véritable « far west » selon des membres de l’industrie en Ontario

Un arboriculteur certifié compare l'industrie au « far west », dans la mesure où de plus en plus de personnes acceptent des contrats, alors qu'ils n'ont parfois aucune formation. Il estime que cette situation est due à l'appât du gain suscité par la crise de l'agrile du frêne.

Jamie Enright, le copropriétaire de la compagnie M.J. Enright and Sons Logging Inc., affirme que sa formation lui permet d'utiliser des cordes pour grimper à un arbre et couper ses branches, une à une, en redescendant.

Il déplore le nombre croissant de travailleurs non qualifiés qui offrent ce type de service, profitant du fait que l'activité ne soit pas encadrée en Ontario.

« Beaucoup d'entre eux ne savent pas qu'il existe des certifications. C'est un peu comme le "far west". Tout le monde s'y met parce qu'il semble y avoir de l'argent facile à se faire. Mais ils risquent de se blesser », prévient M. Enright.

Des risques légaux pour les propriétaires

En Ontario, au cours de quatre dernières années, neuf personnes ont été tuées et 67, gravement blessées, en travaillant sur des arbres, selon le ministère du Travail.

La Société internationale d'arboriculture (SIA) a lancé une campagne afin de sensibiliser le public sur les dangers qu'il y a à embaucher des travailleurs inexpérimentés qui se font passer pour des professionnels.

« Votre assurance ne vous couvrira pas si vous choisissez délibérément et en connaissance de cause quelqu'un qui n'a pas la qualification et la formation requise », indique Bill Gardner qui est membre du chapitre ontarien de la SIA.

Il affirme que certains arboriculteurs amateurs n'ont pas d'assurance responsabilité, ce qui expose leurs clients à des poursuites en cas d'accident.

La crise du frêne fouette l'industrie

Depuis 2009, la Ville d'Ottawa a procédé à l'abattage de plus de 15 000 frênes qui étaient morts ou malades à cause de l'agrile.

Bill Gardner soutient que la demande pour couper ces arbres ne va faire que croître, sachant que 30 % de la couverture forestière de la capitale nationale est composée de frênes.

Il pense cependant qu'on ne doit pas s'improviser arboriculteur professionnel, simplement en s'achetant une tronçonneuse. Selon lui, le métier consiste avant tout à évaluer la santé des arbres et la solidité du bois.

« Nous travaillons chez Dame Nature et cette dernière met des branches mortes, des nids d'oiseaux et des ratons laveurs dans les arbres. Ce sont tous des dangers potentiels, sans compter le fait qu'une tempête peut avoir gravement endommagé un arbre », souligne Bill Gardner.

D'après un texte de CBC

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