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L'Association des CPE de l'Outaouais ferme ses portes

Faute d'argent, l'Association des Centres de la petite enfance de l'Outaouais (ACPEO) met la clef sous la porte, entraînant une perte d'emplois. C'est donc dire que de nombreux Centres de la petite enfance perdent des services et du soutien quotidien qui leur étaient offerts.

Un texte de Jérôme Bergeron

Cours de RCR pour les éducatrices, formations et échanges de services, au moins une dizaine de Centres de la petite enfance affiliée à l'ACPEO perdent un allié important.

Les pressions budgétaires imposées par le gouvernement québécois au réseau des CPE sont la principale cause de cette fermeture, selon le directeur général du CPE Aux petits lurons, Éric Maltais.

Depuis les compressions budgétaires de 2014, l'ACPEO avait perdu plusieurs membres. Les CPE étant forcés de se serrer la ceinture, plusieurs n'étaient plus en mesure de payer leur cotisation.

Une lourde de perte pour les prestataires de ces services, selon Éric Maltais.

« Ça nous permet[ait] de nous rencontrer, d'échanger sur nos pratiques et sur la façon de bien gérer un CPE. L'association offrait aussi des services de remplacement pour les CPE », dit-il.

Des services de raccompagnement pour les personnes atteintes d'une déficience intellectuelle et d'un trouble envahissant du développement étaient offerts par les éducatrices relevant de l'ACPEO.

« C'est le plus grand impact. [...] Il faut que ce service se poursuivre, mais ça sera difficile. Il faut trouver une autre association pour prendre la relève. »

Démission en bloc

À bout de souffle, les membres du conseil d'administration de l' ACPEO ont démissionné en bloc le 11 février dernier. Laissant place à un comité provisoire.

Or, il ne reste plus qu'une membre sur ce comité. Dans une note envoyée aux CPE, on peut lire que « celle-ci ne peut porter à elle seule le dossier de fermeture. »

Des membres sortants sont donc venus lui prêter main-forte. La note conclut qu'il s'agit « maintenant d'une cause perdue. »

Pertes d'emplois

Selon le directeur général du CPE Aux petits lurons, trois travailleurs à temps complet perdront leur emploi à la suite de la dissolution de l'association. Ils demeureraient en poste le temps que le processus de fermeture s'effectue.

Monsieur Maltais ajoute que des citoyens planchent sur une solution, afin tenter de transférer les services qui étaient offerts par l'association régionale.

Chose certaine, remettre sur pied l'ACPEO serait difficile, selon Éric Maltais. Il affirme que des membres de CPE avaient tenté de reprendre les rênes, mais l'état financier de l'association n'était pas encourageant.

Déjà, des associations indépendantes se sont créées entre des dizaines de CPE pour favoriser le partage de connaissances et de service entre eux.

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