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L'École Francojeunesse victime de sa popularité

À Ottawa, les responsables de l'École élémentaire publique Francojeunesse, qui est située au quartier Côte-de-Sable, ont présenté mardi soir des mesures spéciales pour gérer leur surplus d'élèves.

L'établissement du 119, rue Osgoode, a vu ses inscriptions exploser au cours des dernières années, à tel point que les locaux sont devenus trop exigus.

Afin d'accommoder tous les élèves, il a fallu transformer en salle de cours des espaces dédiés à des activités.

« C'est qu'on a vu [...] la perte de salles spécialisées, entre autres [de] la salle de musique, et puis le potentiel de perte de salle de classe, soit d'informatique et de la bibliothèque aussi », déplore la présidente du comité de parents, Mélissa Hart.

Dans une lettre envoyée à la direction de l'école, des parents d'élèves se sont dits inquiets par cette nouvelle réalité.

« Cette situation semble compromettre une éducation en français de qualité. En effet, il nous paraît important que les enseignant(e)s et les élèves aient les ressources et les infrastructures nécessaires à leur travail et à leur apprentissage », est-il expliqué dans le courrier.

Le CEPEO à la recherche de solution

Il faut savoir que l'École Francojeunesse est située dans un quartier résidentiel, à proximité du campus de l'Université d'Ottawa, où l'espace est limité. Il est donc difficile d'y ajouter des classes portatives.

Le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) a acheté un édifice à la rue Wilbrod afin de désengorger les lieux, mais ce nouvel établissement est plein lui aussi.

Afin de trouver une solution, le CEPEO a décidé de louer une école qui était vacante et en bon état. Situé au 175, rue Beech, la St. Ambrose Training center of excellence est un ancien établissement du Conseil scolaire d'Ottawa-Carleton.

« Donc évidemment, il va y avoir de la peinture, des aménagements. Mais les classes sont là, elles sont belles, donc on va s'en tenir au minimum. Parce que c'est une location, ce n'est pas un achat », précise la présidente du CEPEO, Linda Savard.

Cette nouvelle structure ouvrira l'an prochain et comptera 200 places. Elle accueillera aussi des élèves de l'École élémentaire publique Charlotte-Lemieux, qui vit aussi une situation de surpopulation.

Avec des informations de Gilles Taillon

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