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L’éducation à la finlandaise en plein coeur d’Ottawa

Les élèves qui fréquenteront la Nouvelle école élémentaire catholique au cœur d'Ottawa, dans le secteur du Glebe, vivront une expérience bien différente de celle de leurs pairs, puisque l'établissement base son approche sur le modèle éducatif finlandais.

Dès mardi, 95 élèves entameront leur année scolaire dans cet établissement du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE).

L'un des aspects uniques du modèle finlandais implanté dans la Nouvelle école élémentaire catholique au cœur d’Ottawa est qu'il n’y a pas de devoirs.

S’il s’agit d’une initiative qui a de quoi surprendre, la directrice de l’établissement, Carole Payant, croit fermement que cette idée a du bon pour la croissance personnelle des élèves.

« J’y crois beaucoup, parce que pour avoir eu des enfants moi aussi, je ne suis pas certaine que [de faire] copie, papier, crayon le soir à la maison leur ait apporté grand-chose. On aime autant que les enfants aillent à l’extérieur, qu’ils aillent jouer, socialiser et apprendre des choses autrement », relate-t-elle.

Un modèle étudié sur le terrain

Le directeur de l’éducation au CECCE, Réjean Sirois, s’est rendu en Finlande pour visiter des écoles, une quête d'inspiration qui s'est avérée fructueuse.

« Là-bas, c’est très impressionnant : l’enfant est au cœur de l’école [...] L’accent est mis sur le bonheur de l’enfant [pour] s’assurer que tous les besoins de base sont rencontrés. C’est ça qui était frappant », raconte-t-il.

Le modèle mis de l’avant dans la Nouvelle école élémentaire catholique au cœur d’Ottawa vient peut-être d’ailleurs, mais la demande pour une école réinventée émane des gens du quartier. Le nombre d’inscriptions a d’ailleurs dépassé le nombre de places disponibles pour cette première rentrée.

« C’est une demande de la communauté [...] On est allé chercher les valeurs des parents, puis les besoins dans le quartier ici. Les gens veulent une école qui mise sur l’aspect vert. Les gens veulent une école où les élèves sortent des murs de l’école pour apprendre autrement », fait valoir la surintendante du CECCE, Danielle Chatelain.

D'après le reportage de Gilles Taillon

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