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L’été, un mauvais moment pour discuter de politique?

À quelques mois des élections fédérales, les citoyens ont-ils envie de discuter de politique? L'été, l'intérêt est plutôt aux destinations vacances ou les journées à la plage.

La campagne électorale pourrait bien être longue et déclenchée plus tôt que prévu, puisque déjà, dans les couloirs du Parlement, on discute d'une campagne électorale qui débuterait au début d'août.

Toutefois, la majorité des gens rencontrés à Gatineau et Ottawa semblent vouloir profiter de l'été, plutôt que de discuter de politique.

« Je suis très apolitique, j'annule mon vote à chaque fois donc l'été pour moi ça ne change rien. Ce n'est probablement pas le meilleur moment, les gens n'ont pas la tête à ça! » , rigole à la plage Marie-Claude Villeneuve.

Par ailleurs, les publicités des principaux partis roulent déjà depuis quelques semaines. Certains candidats, comme Catherine McKenna pour le Parti libéral du Canada, ont même déjà aménagé leur local électoral.

« Pour moi la campagne électorale a déjà commencé depuis un an. On fait le porte-à-porte, on a déjà frappé à 40 000 portes. » Catherine McKenna, candidate libérale dans Otawa-Centre

« Dans un sens les plus longues campagnes ça nous permet de mieux rentrer en contact avec tous les citoyens des circonscriptions », explique le candidat conservateur Luc Angers.

Si les longues campagnes électorales restent impopulaires aux yeux du public, elles peuvent avoir certains avantages pour les candidats, qui passent l'été à serrer des mains. C'est le cas pour Philippe Boily, qui se présente pour le Bloc québécois dans Gatineau.

La prochaine élection à date fixe sera le 19 octobre 2015.

D'après le reportage de Claudine Richard

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