Retour

L'ex-député Paul Dewar atteint d'un cancer du cerveau en phase terminale

L'ancien député néo-démocrate d'Ottawa-Centre Paul Dewar a confirmé mardi qu'il souffrait d'un glioblastome - le type de cancer dont Gord Downie, le chanteur du groupe ontarien The Tragically Hip, est mort l'année passée.

« C'est un cancer de phase 4, ce qui correspond à la phase terminale. C'est incurable, mais il y a un traitement et c'est celui que je suis depuis quelques mois », a expliqué M. Dewar, en entrevue l'émission de CBC, Ottawa Morning. « Il y a un nombre limité d'outils dans la boîte à outils pour le traiter. »

Il espère maintenant « le meilleur » pour la durée qu'il lui « reste à vivre ».

M. Dewar, qui avait annoncé publiquement qu'il souffrait d'un cancer du cerveau le 17 février dernier, a depuis suivi un traitement : chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie.

Il avait dit avoir ressenti un inconfort alors qu'il patinait sur le Canal Rideau. Il pensait alors avoir un problème vasculaire, il est donc allé à l'hôpital pour être examiné.

Une tumeur découverte par hasard

Le scanner a révélé la présence d'une tumeur qui a été confirmée par une IRM. Le 14 février, M. Dewar a eu une chirurgie pour que la tumeur soit retirée. Elle a été envoyée pour analyse, révélant le glioblastome de stade 4.

Le diagnostic que M. Dewar a reçu a changé à la fois ses ambitions politiques et son point de vue sur le travail à effectuer.

À l'automne, Paul Dewar avait envisagé de se présenter comme candidat aux élections municipales à Ottawa, comme sa mère qui a été mairesse de la Ville à la fin des années 70. Il y a renoncé. Au lieu de cela, il veut lancer une nouvelle initiative pour permettre aux jeunes de réaliser les projets locaux qu'ils souhaitent mener.

« Depuis que j'ai reçu mon diagnostic de cancer du cerveau, j'ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais faire et c'est à cette idée que je suis arrivé », a-t-il dit.

Regarder les étudiants de Parkland, en Floride, se battre pour un contrôle plus strict des armes à feu l'a beaucoup inspiré et lui rappelle le pouvoir de la jeunesse à initier des changements dans la société.

« À Ottawa, il y a beaucoup de problèmes qui requièrent le point de vue des jeunes, et ce à quoi je crois fermement, c'est qu'ils ont effectivement les réponses, mais souvent ils ne reçoivent pas le soutien pour le faire », juge-t-il.

L'ex-député espère pouvoir lancer son initiative le 19 juin et commencer à travailler avec des groupes de jeunes à l'automne.

Une campagne acrimonieuse

M. Dewar a observé de près la campagne pour les élections provinciales

Après une campagne acrimonieuse, les politiciens de toutes les parties devraient « abandonner leurs boucliers » et veiller aux meilleurs intérêts de tous les Ontariens, pense-t-il.

« Ce sont des élections qui n'ont pas toujours reflété le meilleur de notre culture politique », conclut-il. « J'espère que tout le monde réfléchira et ne suivra pas le chemin que nous avons vu au sud de la frontière. »

Plus d'articles

Vidéo du jour


Un oisillon aide son frère à sortir de sa coquille





Rabais de la semaine